Le même que Ndl&giri dans la tradition móridipnale
LI BUDBHA 20S
ment du Seigneur, et fut caressé par celui-ci. Ensuite Ie Tathftgata retourna au Bois de Bambous. L^animal ie suivit, et lorsque la porte, du couvent fut fermée devant lui, il fut si triste, qu'il se tua. Il renaquit au Paradis, et revint alors chez le Tathâgata, pour entendre prêcher la doctrine.
Malgré les preuves de l'inimitié de Devadatta et d'Âjâtaçatru (auquel se joignirent bientôt les 6 hérésiarques), le Buddha ne quitta pas Râjagrha avant d'avoir donné une preuve de sa puissance. Lors d'un sacrifice que les Brahmanes firent à Indra, il prit lui-même la forme de ce dieu. Les curieux étant accourus en foule pour voir cette apparition, le Seigneur reprit sa propre forme et prêcha sa doctrine avec un tel succès que 62,000 brahmanes furent convertis. Peu de temps après, cependant, il partit pour le Jetavana, près de Çrâvastî.
Dans l'an 36 ^ le Seigneur reçut une invitation d'un jeune médecin, pour aller séjourner dans son bois de Manguiers '. * Ce fut là qu'Âjâtaçatru, accompagné de son fils 198 Udayi-bhadra et d'une grande suite, se présenta, plein de remords, devant le Seigneur et confessa convenablement son crime. Depuis cette conversion qui causa partout une grande émotion, il refusa d'admettre Devadatta en sa présence.
Expulsé de Râjagrha, Devadatta se réfugia à Çrâvastt, mais fut, là aussi, chassé par le roi Prasenajit. Sans partisans, il erra çà et là, et s'en alla à Kapilavastu. Là, il osa
1. D'après la tradition méridionale, Ajâtaçatru monta sur le trône lorsque le Seigneur eut atteint Vàge de 72 ans, donc Tan 37 après Tobtention de la dignité de Buddha. L'an 36 donné ici comme date de la conversion du roi, s^accorde bien avec la tradition du Midi, mais plus haut, p. iM, on donne à entendre que le prince serait déjà monté sur le trône Tan 26, ou peu après.
2. Ceci montre que le jeune médecin est Jtvaka. Gomme, d'aprèt la tradition septentrionale, donnée dans les Voyages des pèlerins bouddhistes (trad. de Stan. Julien, 1, 389) il est nommé le frère atné d'Ajàtaçatru, il doit être identifié avec Âbhaya, qui efii nommé ailleurs son père adoptif. C'est Âmrapâlikà, et non la rivale de celle-ci, qui est sa mère dans la tradition du Nord.
faire des propositions inconvenantes à Yaçodharft. Celle-ci raconta le fait à Guptâ ', et lui fit savoir qu'elle l'attendait.
Dès qu'il fut arrivé au palais et qu'il eut pris place, ses doigts se raidirent et il vomit du sang '. Guptâ le jeta en bas de l'escalier, le piétina et le fit jeter dans un étang. Plus tard, il remonta à l'étage supérieur et fit à Yaçodharâ la proposition inconvenante de s'unir a lui, sur quoi elle le saisit par les mains et le repoussa des genoux, de sorte qu'il perdit du sang ', avant de s'échapper.
Plus tard, lorsque le Seigneur se trouva de nouveau à Çrftvastl, les Çâkyas envoyèrent Devadatta, pour demander pardon aQ Maître. Le misérable, en se présentant devant le Buddha, avait les ongles empoisonnés et essaya de blesser avec eux les pieds du Se^ineur; mais celui-ci changea ses pieds en cristal, sur lequel les ongles se brisèrent. Tout vivant, Devadatta se sentit brûlé du feu infernal, et lorsque, sur le conseil de son frère Ânanda il essaya de se réfugier chez le Buddha, il descendit en Enfer. Pendant quHl y subissait son supplice, Çâriputra et Maudgalyâyana vinrent lui dire 199 * que, par suite de ses actions vertueuses, il renaîtrait phis tard comme un Pratyeka-buddha ^