Schiefner
1. Môme récit chez Bigandet, II, 26, 55, où cette mort est représentée comme très tragique.
Comme le Seigneur, résolu à disparaître, avait remarqué que Kàçyapa était capable d'assumer les fonctions de docteur, et qu'Ânanda, au contraire, était plutôt fait pour conserver le trésor des traditions, il dit à Kàçyapa : « Remplis ton rôle de docteur, et ne disparais pas avant que Madhyftntika * soit devenu moine. Ordonne lui de convertir le Nâga Hulunta, de s'établir au Kashmir, * et d'y acclimater 216 la doctrine. Et toi, Ânanda, transmets la doctrine à Çàçavftsika et ordonne lui de convertir Nâta et Bhata, les princes des Nâgas; ne disparais pas, avant d'avoir transmis la doctrine à Upagupta et dis ]ui qu'il ne disparaisse pas avant d'avoir transmis la doctrine à Dhltika et de lui avoir dit qu'avant sa disparition, il transmette la doctrine à Kàlika. » Kàçyapa et Ânanda promirent d'agir conformément à la parole du Maître.
Âpres que le Seigneur eut jeté un dernier regard sur Yaiçàlt, il se rendit, en traversant les villages des Yrjis, au pays des Mallas, et au bois Çinçapâ, situé au Nord de Bhogagràma. Et voilà que les limites extrêmes de l'horizon semblèrent enflammées, la terre trembla, des météores tombèrent. Ce furent les signes de la disparition prochaine du Seigneur.
Entre le pays des Vrjis et la rivière Hiranyavall, le Buddha commença à se sentir fatigué dans le dos et se coucha sur son vêtement, plié de manière à former un coussin \ Un Pukkasa * originaire du pays des Mallas lui donna deux vêtements de coton. Dès que le Seigneur les eut revêtus, sa couleur dévint brillante. « Vois, Âïianda, » dit-il, « le soir où je devins un Buddha j'avais cette couleur, et au moment d'atteindre le Nirvana, je l'ai de nouveau. »
Arrivés aux bords de la Hiranyavatt, le Seigneur prit un bain et traversa alors le fleuve. Entre la rivière et le pays de