Dans ses Voyoffes des Pèlerins bouddh
2. (> n<uii «lésigne tantôt le Gange lui-uit^mc, tanlùt quelques-unes de ses branches (>ri<Mitalps.
3. Autrement «lit, Priyadarçin (Piyadassi) et dans Dipavamêa 11 : Piyadassana. — La découverte de ces inscriptions à Sahasaraui, Rupnath etBairat est due au zèle inrutigablc du général Cunninghain et de son assistant ; le
nus, ce sont les seuls qui soient datés d'après une chronologie adoptée par lui, et pas seulement diaprés les années du règne. Ces documents nous apprennent que ce prince était devenu un croyant depuis plus de 32 ans et demi et que 236 ans s'étaient écoulés depuis le vivâsa du sata. Il n'y a pas de doute que sata ne désigne le Buddha ^ Vivâsa signifie ailleurs « exode vers l'étranger, exil », et « aurore, la première lueur du matin ». Afin de se mettre d'accord avec la chronologie des Bouddhistes de Ceylan,le savant traducteur a cru devoir donner à vivâsa un sens quelque peu différent : celui de « décès, mort ». En efTet, d'après les chroniques de Ceylan, Açoka fut sacré comme roi 218 ans après le Nirvana *; si Ton prend d'un côté ce chiffre, et de l'autre la date des trois inscriptions comme bases du calcul, on arrive, en se servant d'autres données encore, des deux côtés au même résultat, ou à peu près, à savoir que le Nirvana doit être placé vers Tan 480 avant J.-C. Vivâsa doit par conséquent être un synonyme de Nirvana.
Au premier abord, cette conclusion parait très acceptable et il est évident que, chez les Singhalais, le Nirvana occupe la place du Vivâsa d'Açoka. Mais il n'en résulte pas que vivâsa ail signifié originairement la même époque ; il n'est pas même certain que le roi ait employé le mot dans ce sens. La circonstance qu'il n'emploie aucun des termes officiellement reçus pour Nin-âna et se sert, en outre, d'une expression tellement équivoque, n'est pas faite pour nous assurer de la parfaite identité de vivâsa et de nirvana, et notre hésitation augmente encore quand nous voyons que,
déchiiïremcnt, la traduction et le commentaire, à la sagacité et à la science du professeur Bühler; voir Cunnilighani, Corpus Inscripiionum Indicarum, vol. 1, p. 94 ss., ot 130 ss.
1. Nous devons cependant faire remarquer qu'un magadhique sala ou salla peut correspondre à non moins de neuf mots sanscrits, dont quelques-uns ont, par dessus le marché, plusieurs significations.