Hardy, M. o^B
plet de signes distinctifs, signes, qui, bien que évidemment applicables en première ligne au Dieu du jour, considéré en même temps comme Souverain du Ciel, sont devenus par le temps des signes de beauté, moitié symboliques, moitié réels. 268 Apollon est le modèle de la beauté virile *; il en est de même du Buddha-Cakravartin, de Têtre céleste considéré à la fois comme Roi et comme Sage. Même après la division idéale de cet être unique en deux figures, les signes symboliques sont restés la propriété commune du Buddha et du Gakravartin ^
Les trente-deux signes sont indiqués, dans les sources méridionales et septentrionales, sans grandes différences, de sorte qu*ils doivent faire partie de la partie la plus ancienne du dogme ; nous suivrons, comme Bumouf, pour le classement des signes, Tordre de la liste du Lalitavistara.
1 . La tête a une couronne, sorte tiare ou petit turban élevé, ushntsha. Sur les statues, Tusnisha est représenté souvent comme une excroissance au sommet du crâne * ; 2. les cheveux de la tête sont très noirs (d'un noir bleuâtre) comme de Tonguent pour les yeux ou la queue d'un paon ; bouclés, tournés vers la droite ; 3. le front est égal et vaste ' ; 4. entre les sourcils, il y a une ûrnâ (flocon de laine, pelote), ayant une apparence de neige ou d'argent ; ou, comme d'autres disent : entre les sourcils, il y a une ûrnâ^ blanche, douce, pareille à un duvet ^ ; 5. il a les cils d'un taureau ^ ; 6. les yeux
1 . La description la plus complète des signes distinctifs, d'après les sources méridionales et septentrionales, a été donnée par Bumouf, LutuM, 553-622, la meilleure explication par Senart, Légende du Buddfut, 149. Gomparex aussi Hardy, if.o^B., 368.
2. Chez les Siamois, le Buddha a sur la tète un sirorol ou couronne de gloire ; c est en imitation de celle-ci que les rois de la terre portent une cou< ronne, comme signe de la dignité royale; Alabastcr, the Wheel oftheLaw, 115.
3. Ce signe n'est placé ici que dans le Lalitav. ; dans les autres sources c est un signe secondaire. Elles le remplacent par ce signe : • une couleur d'or ».
4. D'après l'explication de M. Senart, la pelote signifie Tèclair blanchâtre, il est probable, en effet, que quelques-uns y auront attaché cette idée. Mais
sont très noirs ; 7. il a quarante dents pareilles ; 8. elles sont étroitement serrées ; 9. elles sont blanches; 10. il a une voix de stentor, qui est en même temps douce comme celle d'un kokila ' ; il. le gosier '^ est proéminent ; * 12. il a une langue 269 grande et longue (ou : mince) * ; 13. une mâchoire de lion ; li. des épaules complètement rondes; 15. sept parties du corps sont (convenablement) hautes ; 16. ce qui est entre les épaules est bien rempli; 17. il a une couleur d'or fin; 18. quand il est debout, ses bras arrivent jusqu'aux genoux, sans qu'il ait à se courber; 19. la partie antérieure du corps est comme celle d'un lion ; 20. il est rond comme un arbre banian ; 21. ' de chaque pore ne sort qu'un seul poil ; 22. les poils du corps sont recourbés vers la droite en haut ; 23. les parties secrètes sont cachées par nature; 24. les cuisses sont bien rondes ; 25. les jambes sont comme celles d'une biche ; 26. les doigts des mains et des pieds sont longs ; 27. les talons sont développés; 28. le cou-de-pied est élevé; 29. les mains et les pieds sont doux et délicats; 30. ils ont une membrane réticulaire (proprement : un ouvrage réticulaire) ; 31. les plantes ont deux roues brillantes, lumineuses, éclatantes, légères, chacune avec mille rais, une jante et un moyeu; 32. les pieds sont fixes.
Parmi les quatre-vingts marques secondaires, il y en a plusieurs qui ne sont que de petites modifications des signes
sur les statues, on voit simplement un petit cercle; et comme on dit que Buddha lance de cette pelote les rayons qui éclairent Tunivers, elle peut avoir été, d'après une autre explication, Tœil qui voit tout, le Soleil. L*épithète • ayant une apparence de neige ou d'argent » est aussi employée dans le Laliiav. à propos de 1 éléphant blanc, dont le Buddha prit la forme poar descendre dans le sein de sa mère.
0. Le mot pour « taureau, bœuf, vache », signifie aussi : « rayon •, et M nuage. »
6. Le coucou indien, qui joue dans la poésie le rôle de notre rossignol.