Hardy, Af. of B. 367; Burnouf, Lotus
1. Parmi les auteurs européens nous mentionnons seulement Valentijn, Oud en Nieuw Oost-Indie, V, Beschrijving von Coromandely 2« partie, pp. 36 et 375.
2. On a mis en doute, ou plutôt nié complètement, la véracité des récits singhalais. On a supposé que ces sortes de récits auraient été inventés par les Singhalais par vanité nationale. Bien à tort. Les Bouddhistes du Nord savent, eux aussi, que le Tathâgata a été trois fois à Ceylan, et nous savons que cette Ile est visitée régulièrement chaque année par le Buddha de Tannée courante. Oyian désigne le Lanka céleste, où demeurait Ravana.
le sommet du Sumano. Au Siam et au Laos ces traces sacrées sont assez nombreuses. La raison qui a pu déterminer le choix de tel ou tel emplacement pour la trace du Buddha reste inconnue, mais il est clair que celui qui a taillé ou fait tailler ce signe sacré dans le roc, savait très bien que cette marque était un symbole du soleil. Gomme ces signes ont été gravés à ces endroits longtemps après la fondation de rOrdre, il s'ensuit qu'il y a eu des initiés qui ne partageaient pas les idées évhéméristes du roi Açoka. Ces initiés ont pu cesser de croire que le Buddha était un dieu, mais en tout cas, n'admettaient pas qu'il fût un homme. Il était pour eux un nom, une abstraction, comme les Muses le sont pour nos poètes.