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synaxes eucologiques daas la littérature des trois premiers siècles. Il faut arriver au iv" siècle pour voir le service de la prière publique se mndilîer, et il se modifie sous l'influence de causes nouvelles.
Le IV* siècle a vu naître une architecture ecclésiastique. Le cadre étroit et pauvre où s'était si longtemps resserré le culte chrétien, dans l'exiguïté des églises anciennes, — telles que celles du mont Sion à Jérusalem, ou le vieux Saint-Théonas à Alexandrie, ou Saint- Théophile à Antioche, — ce cadre s'élargit soudain dans la magnificence des basiliques constantiniennes : ainsi la Basilica aurea de Saint-Jean-de-Latran, ainsi le Dominicum d'Alexandrie, ainsi l'Anastasis de Jérusalem, ainsi les Saints-Ap(*)lres de Constantinople, et tant d'autres. Quelle joie religieuse ces beaux édifices devaient verser dans l'àme des fidèles ! A Alexandrie, les fidèles étaient si impatients de s'y rassembler que, au cours du carême de 354, ils suppliaient leur évêque, saint Athanase, de leur ouvrir le Dominicum, encore que cette basilique ne fût pour lors ni consacrée ni même terminée, et saint Athanase était impuissant ù résister à leur requête '.
Ne se retrouverait-on dans la maison du Seigneur qu'à de rares intervalles? Tant de jours, tant d'heures, ces grandes et saintes nefs reste raient- elle s silencieuses et veuves de toute prière? N'y avait-il point des âmes prêtes à y entretenir la prière perpétuelle?
On ne pouvait plus compter sur le gros des fidèles. Les chrétiens, en elTet, en devenant plus nombreux, n'étaient pas devenus plus fervents. Us négligeaient maintenant même la synaxe liturgique du dimanche, à