Albanae., Apolog ad Conitani., Vi
la grande tristesse de saint Jean Ghrysostome '. Mats aussi, à mesure que l'Eglise en s' étendant s'était allîédie, il s'était formé dans son sein un groupement des âmes les plus zélées et les plus ferventes. C'étaient des hommes et des femmes, vivant au milieu du monde et sans se dégager des obligations et des relations de la vie ordinaire, mais s'engageant, par une sorte de vœu, ou par une profession publique, à être chastes toute leur vie, à Jeûner toute la semaine, à prier tout le jour. On les appelait, en Syrie, monazontes et parihenae : c'étaient les vierges et les ascètes. Ils formaient comme un tiers ordre, une confrérie sans hiérarchie et sans lien, un tiers état entre la cléricature et la laïcité, n'ayant, je parle des ascètes, aucun des pouvoirs des clercs, et rien que des devoirs plus stricts que les laies. La vie religieuse proprement dite ne sera qu'un développement de cette institution séculière *. Ces ascètes et ces vierges, nous les trouvons constitués de cette sorte dans toutes tes grandes Eglises d'Orient de la première moitié du iv° siècle, à Alesandrie, à Jérusalem, à Antioche, à Édesse.
Or, à ces ascètes, à ces vierges, leur règle faisait un devoir de prier tous les jours, de ne se contenter point des vigiles solennelles de l'Eglise, mais de célébrer entre eux des vigiles quotidiennes. Leur vie devait être une vigile perpétuelle. Dans ce traité De la virginité qui porte le nom de saint Athanase et qui est en réalité une ceuvre syrienne arianisante de la première
1. Cbrysostom., Bomil. IV in Ânnam. 1 : a Cum Tideam lynaies psTum frequentari, ...quis tantam neglectum ferat? Semel tn faebdomada hic colligHmuT, et ne hac quidem die aarculares curas poatbabere «uatînent ! ■