‹ Histoire du bréviaire romain (volume 2)Chapitre 111 sur 190 · Je me réfère au bréviaire Cassinésien ma. de la Uaiarine · texte numérisé non relu

Je me réfère au bréviaire Cassinésien ma. de la Uaiarine

l'office moderne et les bréviaires

Deas lenax figor, à none ; et soit le Te tucis ante lerminum. Boit le Ckristus qui lux es et dies, à compiles. Autant d'ambrosiens anonymes non postérieurs au vi* siècle. Pareils ambrosiens formaient l'hymnaire des fériés :

Lundi. Somno refectis ariubus (Noct.).

— Splendor paiernae glorîae (Laud.).

— Immense coeli conditor (Vesp.).

Mardi. Consors paterni luminis (Noct.).

— (Laud.).

— Tclluris ingens condilor (Vesp.).

Mercredi. Rerum creawr optime (Noct.),

— (Laud.).

— Coeli Dcus sanctissime (Vesp.).

Jbcdi. Nox aira rerum contegit (Noct.).

— Luj: ecee surgit aurca (Laud.).

— Magiiae Deus potentiae (Vesp.).

Vendredi. Tu Trinitatis uiiitas (Noct.).

— Aelerna coeli gtoria (Laud.).

— Plasmator liominis Deus (Vesp.).

Samedi. Summae Deas clementîae (Noct.),

— Aurora jam spargit polum (Laud.).

— O luj: lieata trinitas (Vesp.), Dimanche, Primo dierum omnium (Noct.).

— Aeterne rerum condilor (Laud.],

— Lucis Creator optime (Vesp,).

Les hymnes du propre du temps étaient empruntées à la même collection d'aml/rosiani :

AvENT. Conditor aime sidcrum (Vesp.).

.— Verbum aupernum prodiens (Noct.).

— Vox clara ecee intonat (Laud.).

.74 HISTOIRE DU BREVIUnE ROMAIN

NoEL. Veni redemptor gentium (Vesp.).

— Cliriste I edemptor omnium (Noct.).

— (Laud.),

Epiphanie. Jésus refalsil omnium (Veap.).

— (Noct.}.

— Illuniinans altissimus (Laud.).

Carême. Aadi bénigne eonditor (Vesp,).

— Ex more docti mystico (Noct.)

— Jam Christe sol justitiite (Laud.).

Pâques. Ad caenam agni providi (Vesp.).

— Hic est dies verus Dei (Noct.).

— Aarora lacis rutilai (Laud.).

Ascension (Vesp.).

— Opiatus Qotis omnium (Noct.).

— ■ Jam Cliristus ascendit polum (Laud.)

i sur l'hymnaire du propre des saints, qui dans tout hymnaire est b partie la moins fixée, encore que l'on doive observer que l'hymnaire bénédictin était formé pour la plus grande part d'hymnes dans la formule de saint Ambroise : Stepliano primo marlyri, Amore C/irisli nabilis, — Agnes beatae virginis, — Apostolorum passio, — Apostolorum supparens, — Martine confessor Dei, — Post Pctriim primum principem, — Ad C/irisli laudem virginis, etc.

Les divers ambrosiens que l'on vient de citer forment comme le noyau priaiilif de l'hymnaire bénédictin. On y a reconnu les hymnes authentiques de saint Ambroise. A la suite, un groupe d'hymnes écrites selon la formule prosodique de saint Ambroise, exactement fidèles aux règles de la quantité, du mètre et de l'hiatus. Et enfin on y voit apparaître, et en nombre, des hymnes rythmiques, c'est-à-dire des hymnes qui n'ont de com-

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iDun avec le dimètre iumbiquc que le nombre total des syllabes, et oii la quantité ni l'hiatus ne sont plus observés, « ut suiti carmina vulgarium poelarum, » comme dit Bède'. Telle l'hymne Voj: clara ecce intonat, ou l'hymne Optatus vous omnium, martyri, etc. Et, à citer les plus anciennes, l'hymne Deus qui cents leg'ibus et l'hymne Magiia et miraùUia, mentionnées par saint Aurélien dès la première moitié du vi' siècle. Toutefois, en se montrantfidèles aux modèles de l'hymnologie, soit métrique, soit rythmique, la plus iincienne, celle-là même que saint Benoît avait entendu recevoir dans X ordo psallendi de ses moines, les Bénédictins très lettrés du viii' et du ik' siècle crurent pouvoir faire une place dans leur hymnaire à des compositions quelques-unes plus récentes, toutes d'un caractère littéraire plus sensible. L'hymnaire était devenu avec eux une sorte d'anthologie. A Prudence [-;- 413?), les Bénédictins avaient pris trois hymnes. Remarquez que ce bel esprit espagnol avait composé tout un recueil d'hymnes, sorte de psautier laïque, le Caihfmérinon , où il avait déployé les ressources d'une métrique savante, les ingéniosités d'un symbolisme subtil et d'une rhétorique de métier. Mais l'Église avait d'abord peu goûté ces virtuosités en trimètres dactyliques hypercatalectiqoes , en hendécasyllabes phaléciens, et le reste. La strophe saphique elle-même n'avait pas trouvé grâce à ses yeux sévères. On n'uvait pris à Prudence que des strophes écrites en dimètres iambiques, c'est-à-dire selon la formule ambrosienne : le Aies diei nuntlus, pour les laudes du mardi ; le Nox et lenebrae et nubila, pour les laudes du mercredi; et enfin, d'une hymne languissante et froide sur l'Epiphanie, les quelques strophes qui forment le

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