‹ Histoire du bréviaire romain (volume 2)Chapitre 13 sur 190 · Cf. Studia palrittica, p · texte numérisé non relu

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LA UENËSB DES HEVKSS 17

moitié du iv' siècle, il est prescrit aux vierges de se lever chaque nuit pour un office, purement privé celuici, et qui n'est que l'office vigilial rendu quotidien *. Un peu plus tard, saint Jean Chrysostome écrivait des ascètes d'Antioche : a A peine le coq a-t-il cbmté, ils se lèvent. A peine sont-ils levés, ils entonnent les psaumes de David, et avec quelle suave harmonie ! II n'y a ni harpe, ni flûte, ni tel autre instrument de musique qui donne un chant pareil à celui que l'on entend monter, dans le silence et dans la solitude, des lèvres dé ces saints. De même quand ils chantent avec les anges, oui, avec les anges, le Laudate dominum de coelis, tandis que nous, hommes du siècle, nous reposons encore ou qu'à demi éveillés nous ne songeons qu'à nos misérables desseins. Au point du jour seulement ils se reposent, et encore à peine le soleil a-l-il paru, ils se remettent à la prière et exécutent leurs laudes matinales »... »

Saint Jean Chrysostome, et aussi le pseudo-Athanase auteur du traité De la virginité, poursuivent en disant que ce n'est pas seulement chaque matin, au chant du coq et à l'heure des laudes de l'aurore, que les ascètes et les vierges se livrent ainsi entre eux à la psalmodie, mais encore, et quotidiennement, à la troisième, à la sixième et à la neuvième heure du jour. Aussi bien était-ce une vieille coutume chrétienne que de consacrer par quelque prière tierce, sexte et none. L'Eglise chrétienne avait rattaché des souvenirs chrétiens à ces trois moments, qui divisaient le jour en trois étapes : à la troisième heure (neuf heures du matin), le souvenir de

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