Petr. Damian., Oputcul., XXXIV, p. S-, n
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ici tout proche des lieux ou les âmes des pécheurs expient la peine temporaire de leurs fautes ; ei l'on peut, d'où nous sommes, les entendre gémir de ce que les fidèles et en particulier les moines de Cluny sont si avares de prières à les soulager et à les délivrer. Au nom de Dieu, bon pèlerin, si tu revois un jour ton pays, va trouver l'abbé de Cluny, et lui enjoins de ma part de redoubler, lui et sa congrégation, d'oraisons, de vigiles, d'aumônes, pour racheter les âmes en peine et pour multiplier la joie du ciel et le deuil du diable... Au récit de ce pèlerin saint Odilon {■}■ 1049) établit que, dans tous les monastères de sa congrégation, le lendemain de la fête de tous les saints serait consacré à la commémorais on de tous les fidèles défunts ' . Encore une création liturgique de Cluny, propagée par Cluny dans tout l'Occident et finalement à Rome : nouvelle et dernière preuve de l'influence prépondérante de Cluny sur la formation de 1' « office moderne b.
Il nous reste à voir comment cet « office moderne », qui n'était ainsi qu'une transformation ultramontaine de l'office romain du temps de Charlemagne, s'introduisit ù Rome même.
Nous touchons à l'évolution liturgique qui se produit k Rome au xiii' siècle et qui va donner naissance au Bréviaire de la cour romaine. En d'autres termes, nous avons à raconter comment s'est formé le bréviaire de cet office moderne que nous venons de décrire, et comment ce bréviaire a été adopté par les papes, par la Curie, finalement par les églises même de Rome.
1. Jatiald., VUa Odiioniê, II, 13. Udalric., Conmelud., I. ft2.