ChryenslDin., Homit. XIV in I Tint., i
Biitoim du Brifiairc romain.
18 HISTOIRE DV ilRBVIAIRK IIOMIIN
la condamnation du Sauveur ; à la sixième (midi), le souvenir de sa crucifixion; iila neuvième (trois heures), le sa mort '. Et chacune de ces heures, en : horloges publiques, devait rappeler aux fidèles qu'il ne fallait point laisser leur ccBur se distraire des rayslères de la foi : « Très istas horas ul iitsigniores ae diem distribuant , quae publiée t solemniores fuisse in orationibus divinis [intelligamus] ', »
Ce qui n'était pour les fidèles du m' siècle que la matière d'un conseil^ était devenu pour les ascètes et les vierges du iv° une règle. Ascètes et vierges prialeot à tierce, à seste et à none, comme ils priaient à vêpres ou à laudes : la psalmodie, et la psalmodie en commun, les réunissait k chacune de ces différenles heures, comme elle les réunissait au chant du coq ou à l'heure du lucernaire *.
11 restait un progrès à accomplir, et que l'Église offrît l'hospitalité de ses nefs à ces ascètes et à ces vierges, et que le clergé prît la direction de ces exercices à l'origine surérogaloires et privés. Ce progrès fut accompli vers le milieu du iv° siècle. Tout ce que nous voyons cité de textes mentionnant la quotidienneté d'exercices eucologiques le matin et le soir, comme à tierce, à sexte, à none, textes empruntés à des auteurs antérieurs au iv' siècle, ne témoigne qu'en faveur d'exercices eucologiques surérogaloires et privés. Et la première fois oit l'on voit mentionnée la quotidienneté d'un