Ibid., p. 22k
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en 1562, c'est-à-dire l'année qui précéda la fin de ses travaux'. La demande d'une réforme de l'office canonique Tut introduite simultanément par le cardinal de Lorraine au nom du roi et des évêques de France, et par l'empereur Ferdinand I". Ce dernier, reprenant et concrétisant le formulaire d'Augsbourg de 1548, demandait que les bréviaires fussent corrigés, qu'on n'y laissât rien subsister qui ne fût de l'Ecriture sainte; et que, d'autre part, pour remédier à la tiédeur que les clercs apportaient à la récitation de l'ofHce, on l' abrégeât notablement, car, disait-il, « mieux valait ne réciter que cinq psaumes avec sérénité et hilarité spirituelle, qu'exécuter le psautier entier d'un cœur attristé et mal à l'aise ^. » Les Allemands ne semblaient pas tenir pour suffisante l'expérience qu'on avait faite avec le bréviaire de Quignonez de cette formule protestante et chimérique de réforme : ils reprenaient à leur compte l'idée même du cardinal de Sainte-Croix. Les Français s'attardaient dans des formules vagues : ils demandaient au concile la restauration des rites et la suppression des superstitions^. Les Espagnols, se montrant en cela plus au courant de l'état de la question que soit les Allemands, soit les Français, adressèrent leur requête au pape, lui exprimant combien ils déploraient le mal qu'avait fait le bréviaire du cardinal Quignonez, et demandant que l'on corrigeât le vieux bréviaire romain selon le projet de Paul IV, a repurgaUs paucis, quae judicio eiuadem pontificis per ignorantiam et tente-
1. Voy. Schmid, Stadîea ûber die Beform dea riimiachea Brefien uater Piut V, dans U Tkeologiiche QuarlaUchrifl de Tubiii(fen,1S84.
a. Ro.koviny, t. V, p. 226. Schmid. p. 621.