Chrysostom., lor. cil. Pseudo-Alhenaï., loc. cit
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LA CËNÈSK DF.8 HKVnES 19
:eencologique public, — encore ne s'agil-il que de l'office du matin au chant du coq et de lofRce du soir au coucher du soleil, — c'est dans un document du milieu du IV" siècle et d'origine syrienne, te second livre des Constitutions apostoliques. On y voit les fidèles conviés par l'évèque à venir à l'église le dimanche et le samedi ; entendez à l'oifice de la vigile dominicale : o Praecipue die sabbati et die dominica studiosius ad ecclesîam accurrite. » Mais l'évêque doit aussi encourager de tout son pouvoir les fidèles à venir à l'église tous les jours, le matin et le soir, pour prendre part à la psalmodie et à la prière présidée par le clergé : o Singulis diebus congregemini mane et vespere psallenies et ornntes in aedîèus dnmi/iicis* . »
L'usage d'ouvrir ainsi chaque malin et chaque soir l'église aux ascètes et aux vierges pour que, sous la direction des clercs, ils y céléhrassent leurs exercices, c'est il siivoir les vigiles quotidiennes, cet usage avait été inauguré à Antioche du temps de l'évêque semiarien Léonce (344-357), prélat charitable et inconsistant, fort malheureux de se voir à la tète d'une Eglise où les partisans de la foi nicéenne étaient nombreux et ' zélés. Les ascètes y formaient le gros du parti nicéen, lequel avait pour chefs deux laies de haut rang, Flavien et Diodore. L'ombrage que portait à Léonce la confrérie conduite par de tels hommes le conduisit à des con cessions ; en 350, il expulsait l'arien Aétius que luimême avait eu la faiblesse d'ordonner diacre et de recevoir dans l'Eglise d'Anlioche. Il fit plus. De même que les hospices [xenodocliîa) avaient pour les administrer des préfets laïques nommés par l'évêque, ainsi voulut-