Bergel, pp. 293-29!i, en donne l'ini
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diverses provinces, ont été adressées, ou que de doctes personnes de Rome nous ont communiquées. Conformément à ces critiques, j'ai mis à part, dans tout le Bréviaire, ce qui ne paraissait pas pouvoir être défendu, en quoi je me suis appliqué, pour la plus grande rapidité de la correction, à supprimer plutôt qu'à ajouter. Comme il est juste que mon travail soit soumis à la censure d'autruî, il serait excellent que Sa Sainteté nommât un des cardinaux de la congrégation des Rites, auquel elle adjoindrait deux ou trois consulteurs doctes et érudits, qui prendraient la peine de revoir sérieusement mon travail. Ainsi, en quelques jours, une décision pourrait être prise sur toute cette affaire. J'ai, en effet, partout indiqué les raisons qui me faisaient corriger ou ne pas corriger le texte du Bréviaire ; je serais d'ailleurs présent pour fournir les explications nécessaires, si quelque point paraissait obscur ou ambigu. Une fois la correction approuvée par ces trois censeurs, on la soumettrait, au moins quant aux modiflcations les plus importantes, à la congrégation des Rites, et ensuite Sa Sainteté pourrait en prendre connaissance et décider, en dernier, de tout le travail, selon qu'il. lui semblerait juste. — Pour ce qui est de l'exécution, on avait pensé à publier un petit livre qui contiendrait les offices nouveaux approuvés par Sixte- Quint..., et le correctorium de tout le Bréviaire, Pour les offices nouveaux, dont quelques-uns n'ont pas encore été imprimés (la Conception, la Visitation, la Présentation...), ce projet aurait du bon : pour le correctorium, il ne me plaît pas du tout. En effet, à publier un correctorium, on découvre à toute la terre et aux ennemis de l'Eglise les nombreuses et graves erreurs que nous avons tolérées jusqu'ici dans le Bréviaire : ce serait un
scandale, et de plus le désaveu des auteurs du Bréviaire, sans compter qu'il serait désagréable à beaucoup de faire taat de corrections à leurs Bréviaires. Il parait plus sûr d'imprimer un Bréviaire corrigée et expurgé, qu'on n'obligerait personne à acheter incontinent, mais seulement quand besoin serait. Ainsi les religieux et les prêtres pauvres ne seraient point gênés ; ainsi peu de gens remarqueraient les corrections nouvelles de tant d'erreurs qui, en réalité, se sont introduites d^ns le Bréviaire; et cependant, en quelques années, on finirait par n'avoir plus en circulation que des Bréviaires comgés. Si l'on se décide à imprimer un Bréviaire corrigé, ce que tous les hommes instruits désirent vivement et attendent impatiemment [avide], Sa Sainteté pourrait expliquer dans une bulle préface les raisons de cette nouvelle édition. . . , notamment qu'elle a pour but de couper court à la témérité de quelques-uns qui, de leur autorité privée, ont inséré dans les Bréviaires des choses fausses ou incertaines, ainsi que cela est évident en ce qui concerne les leçons de saint Alexis et autres, et qu'à cette occasion on a corrigé quelques autres fautes dues à la négligence des typographes ou autres [vel aliorum)' . »
Les sentiments exprimés là par le cardinal BAronius, appelleraient plus d'une réserve. N'en retenons qu'un fait : c'est lui qui a préparé la correction du
La congrégation pariiculière, dont il demandait l'avis, fut nommée aussitôt par Clément Vlll. Nous avons les noms de ses membres ; J.-B. Bandîno, chanoine de Saint-Pierre; Michel Ghisleri, téatin; Barth.