Gavanto, in rront. Theaaar aacroram riluum
2. Cf, Chcïalier, Poéiîe liturgique du moyen âge dans VCaifertile catholique, t. X, 1892, pp. 161-130 : eiccUent euposé de l'histoire et des règles de la poésie rythmique chrùliennc.
3. Bcrgel, p. £97. Op ojnutn deui hymnes nouvelles : le Fortem firili peclore, œuvre du cardinal Anloninno, pour le commun des non viergea, et le Paler tuperni lumiaia, œuvre du cardinal
le Bréviaire de Pie V attribuait à saint Augustin... On supprima îles légendes sanctorales un petit nombre d'assertions que l'on jugea insoutenables, comme, dans la légende de saint Martin, le récit de la vision de saint Ambroise assistant en songe à la mort de saint Martin, récit emprunté à Grégoire de Tours ' ; ou, ailleurs, l'assertion que saints Gordien et Epimaque avaient été condamnés à Rome par l'empereur Julien', etc. Mais, pour la plupart, les erreurs que l'on corrigea étaient des erreurs de simple chronologie, comme la date de la mort de saint Ambroise ou de saint'HIlaire, ou du martyre des saints Gervais et Protais, Fauatin et Jovita, etc.
Quelques corrections proposées par Baronius ne furent point adoptées, quelle qu'en fût l'opportunité. Il trouvait discutable le fait mentionné par la légende de la dédicace de Saint-Jean-de-Latran : « Et imago Sdfatoris ùi pariete depicla populo romano apparuit. » On n'y toucha point. 11 demandait que, dans la légende de l'apparition de saint Michel sur le mont Gargan, la mention de la consécration à Rome d'un oratoire • in suinmo circo » fût modifiée de manière à désigner l'oratoire de saint Michel « w summo circulo molis Hadrianae », c'est-à-dire sur la terrasse du château Saint- Ange : la leçon ancienne a été maintenue, si obscure soit elle. Les erreurs graves, que Baronius signalait dans certaines légendes, nommément dans celle de saint Alexis, ne furent même pas soumises à l'examen de la congrégation, et la légende, si controversée de ce saint, est demeurée intacte. D'autres corrections
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qui furent adoptées étaient discutables. Exemples : Baronius fit dire à la légende de saint André que les ossements de l'apôtre ont été transportés à Conslantînople sous le règne de Constance ; le Bréviaire de Pie V disait Constantin, et Urbain Vlll a fait judicieusement rétablir cette leçon. Dans le Bréviaire de Pie V, saint Hippolyte était donné comme prêtre ; Baronius le fait qualifier d'évêcjue de Porto. La légende de saint Jacques le Majeur, dans le Bréviaire de Pie V, disait sans insister que l'apôtre avait s parcouru l'Espagne et y avait prêché l'Evangile, puis était revenu à Jérusalem n ; Bellarmin demandait que cette assertion fût effacée du Bréviaire, comme ne reposant sur aucun témoignage digne de foi. Baronius passe outre aux représentations de Bellarmin, et fait insérer la phrase suivante : « Mox Hispaniam. adiisse, et ibi aliquos ad fidem convertisse, Ecclesiarum illias provinciae traditio est; ex quorum numéro septem postea episcopi a beata Petro ordinati in Hispaniam primi directi sunt ; » phrase dont Urbain Vlll devait supprimer le membre Ecclesiarum illius provincise traditio, cédant aux instantes réclamations du clergé espagnol. Dans le Bréviaire de Pie V on admettait l'identité du Denys évêque d'Athènes et du Denys évêque de Paris; Bellarmin voulait que l'on distinguât les deux personnages, faisant du second un évêque du temps de Dèce, ainsi que l'entendent Grégoire de Tours et Sulpice Sévère; Baronius fait maintenir les termes adoptés sous Pie V. Baronius corrige les légendes des anciens papes; mais ce n'est que pour préciser la chronologie de leurs pontificats, si incertaine cependant.
Combien de détails qui c ne pouvaient être supportés sans offense n sont maintenus I Bellarmin n'admettait
Hintoire du Bréviaire romain, 17
258 HISTOIRE DU BRéVl&IRE ROMAIN
pas l'authenticité des Fausses Décrétales, et l'on sait que les Fausses Décrétales sont entrées dans la rédaction des légendes des anciens paj>ea au Bréviaire : Baronius repousse toute correction sur ce chapitre. Baronius lui-même reconnaissait le caractère apocryphe d'actes des apôtres, tels que ceux de saint Thomas ; il invoque cependant leur autorité, « licet adnumerentur inter apocrypha, » dit-il. Baronius reconnaissait le caractère corrompu de certains actes de martyrs : m Âcta sancti Donati depravata esse nulla dubilatio est; a et ailleurs, parlant de sainte Catherine : « Multa eius historia habet quae veritati répugnant. » 11 ne croit pourtant point qu'il faille faire autre chose que les amender.
Au total le correctorium dressé par Baronius et adopté par la congrégation clémentine se réduisait à de minimes modifications', et bien peu en rapport même avec les prémisses énoncées par Baronius dans son projet de correction. Mais tel qu'il était, il fixait un point de droit de grande importance, que Clément VIII
1&63 : Quod Maximi Diode- 1602 : Quod Galerii Maii-
tiani imperatoris Glii cnnia- mjanî filii Diocletiani imperagium rccusar«t. toris coniu^um recasaret.
1602 : Primum SaaainiorDin epiacopas creatua est, deinde Naiianienam ecclesiam admi' QÎatraTit.
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