‹ Histoire du bréviaire romain (volume 2)Chapitre 152 sur 190 · DE TRENTE · texte numérisé non relu

DE TRENTE

a consacré implicitemeat en ne reproduisant point dans sa bulle préface les termes si strictement prohibitifs de la bulle Quod a nohis de saint Pie V : c'est à savoir que le texte du Bréviaire romain était un teste perfectible. Et s'il était perfectible, c'est donc qu'il renfermait, dans son économie traditionnelle et définitive, des éléments caducs et provisoires, que le temps avait révélés ou aurait à révéler.

Un autre amendement apporté par Clément VIII à l'eeuvre de Pie V consista, non seulement à introduire ou à rétablir des fêtes dans le Bréviaire romain (saint Romuald, 7 février; saint Stanislas, 7 mai; saint Lucius, pape, 4 mars; sainte Catherine de Sienne, 29 avril; saint Jean Gualbert, 12 juillet; saint Eusèbe, 15 décembre}; — mais à relever le rite de fêtes amoindries par Pie V. La fête de l'Invention de la Croix devint double de seconde classe. Au rite double majeur furent élevées les fêtes de la Transfiguration, de l'Exaltation de la Croix, de sainte M arie-aux -Neiges, de la Visitation, de la Présentation, de la Conception, de l'Apparition de saint Michel, des deux Chaires de saint Pierre, de saint Pierre-aux-Liens, de la Conversion de saint Paul, de saint Jean à la Porte latine, de saint Barnabe. Au rite semi-double, on éleva des fêtes simples : saint TJmothée, saint Poly carpe, saints Nérée et Achillée, saint Grégoire le Thaumaturge*. En 1568, on avait eu en vue de diminuer le sanctoral pour remettre le temporal en usage et en honneur ; en 1602, on allait à rendre au sanctoral la prépondérance sur le temporal. Et l'exemple donné par Clément VllI, dans ce sens, allait être suivi, à l'envi, par tous ses succes-

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