‹ Histoire du bréviaire romain (volume 2)Chapitre 153 sur 190 · Schober, p. S · texte numérisé non relu

Schober, p. S

I BRBVUIIIB ROMAIN

seurs, Benoît XIV excepté ' . S'il m'est permis de prendre position dans une discussion si délicate, je crois le sentiment de Pie V et de Benoît XIY théoriquement préférable.

Léon X, Clément VII, Paul IV, Pie V, Clément VIII : voilà depuis le commencement du xvi' siècle cinq réformes du vieux Bréviaire de la cour romaine. Ajoutons-en une sixième, celle d'Urbain VIII.

Celle-ci aussi, comme les autres, a été pt^voquée par les doléances de plusieurs hommes pieux et doctes qui se plaignent que le Bréviaire romain renferme des éléments reprochables : « Piorum doctorumque virorum judicia et vola conquerentium in eo contineri non pauca, quae sive a nilore institutionis excidissent, siée inchoata potius quam perfecta forent ab aliis, certe a nobis supremam manum imparti desiderareni ^ . » On reproche au Bréviaire romain que le texte des sermons et homélies des saints Pères n'est pas un bon texte : on le collationnera avec les « éditions imprimées et les vieux manuscrits b. On reproche au psautier la ponctuation défectueuse de son texte : on y restituera la ponctuation de la Vulgate, et, pour la commodité du chant, on marquera d'un astérisque la médiante des versets. Enfin, c'est la critique la plus vive, on reproche aux hymnes de pécher contre les lois de la prosodie et de la métrique : on rétablira la leçon des manuscrits si elle

1. Brefiariam Bomaniim ex décret liai reitiiutum, PU Y Pont. Max. j'ueiu edîtui auctorilate recognilum, Rome, 1602.

Page 1