‹ Histoire du bréviaire romain (volume 2)Chapitre 154 sur 190 · Baiie Dipinain pialmoiiiatn · texte numérisé non relu

Baiie Dipinain pialmoiiiatn

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LE BRÉVUIRB su CONCILE DB TRENTE 261

est plus correcte, ou l'on remettra le vers sur ses pieds et le latin dans sa correction grammaticale si c'«8t possible, et quand ce sera impossible on refera entièrement

Urbain VllI institue une congrégation pour l'exécution de ce plan. Elle est présidée par le cardinal Ludovic Gaëtanî, et se compose de neuf consulteurs, dont plusieurs célèbres : le Père Térence Alcial, jésuite, qui prépare Thistoire du concile de Trente publiée après sa mort par le cardinal Pallavîcini; le Père Hilarion Rancato, l'ordonnateur de la bibliothèque Sessorienne ; le Père Luc Wadding, l'historiographe des Frères Mineurs, dont il était; le Père Barthélémy Gavanto, barnabite, le meillebr lilurgiste du temps. Les cinq autres sont : le secrétaire de la congrégation des Rites, Tegrimi; le sacriste pontifical, Sacchi ; le maître du sacré palais, Riccardi; unoratorien, Vulponi; un prélat de la Signature, Lanni. Le travail de ta congrégation semble avoir été surtout de veiller à la correction typographique du Bréviaire. . . Parlant des légendes des saints, Gavanto rapporte que, arrêté sous Clément VllI par les cardinaux Bellarœin et Baronius avec une sévérité qui n'avait rien épargné de ce qui était douteux, leur texte était difficile à rendre historiquement plus exact : aussi se résolut-on à y faire le moins possible de changements. On maintient même les faits controversés, pour peu qu'appuyés du témoignage de quelque auteur grave, ils nient quelque probabilité d'être vrais ; o Quae controversa erant, alicuius tamen gravis aucloris testimonio suffulla aliquatn /laberent proba^ bilitatem, retenta suret eo modo quo erant, cum fahitatis

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argui non possint, quamvis fortasse altéra senieniia sit a pluribua recepta ' . n

Au total, et de l'aveu même de Gavanto dans tout le cours de son commentaire du Bréviaire, la congrégation d'Urbain VIII n'a à peu près point laissé de trace de Corrections nouvelles au texte constitué par Clément Vin.

Aussi bien n'est-ce pas à cette congrégation de lîturgistes qu'Urbain VIII a confié la révision qu'il a le plus à cœur, mais à quatre jésuites, les Pères Strada, Gatluzzi, Sarbiewski et Petrucci, qui sont, sous la direction personnelle du pape poète, les artisans de la réforme principale, la correction de l'hymnaîre, Urbain VIII, comme tous les Barberini du xVii' siècle, est un lettré délicat : sa cour, comme celle de Richelieu, est presque une académie. Urbain VIII a signé tout tin volume de petits poèmes latins*. Le Bréviaire en insérera deux, l'hymne de sainte Martine et celle de sainte Elisabeth de Portugal t

Martinae celebri plaudite nomini, cives Romulei, plaudite gloriae, insignem meritis dicite virginem, Christi dicite martyrem.

Urbain VIII pense répondre au désir de son temps en faisant corriger la prosodie ou la soi-disant prosodie des bymnes ecclésinstiqties. Singulière exigence du goût d'une époque ! C'est ainsi que les Barberini et tant d'autres refaisaient aux statues antiques ces

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