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4. Louis Velenti Gonzaga était neveu du cardinal Silvio Valeuti Goniaga, secrétaire d'Etal de Benoit XIV. Il fut fait lui-même cardinal en 1759.
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LES PROJETS DE BENOtT XIV 277
discussions et des résolutions étudiées par la congrégation pontificale du Bréviaire dont il a été le secrétaire; et qu'il n'y avait point de bibliothèque qui lui parût un dépôt plus honorable pour son manuscrit que la bibliothèque du cardinal Corsini. Ceci est la dédicace*. Une courte préface la suit.
Valenti, citant Thomassin, rappelle que l'ofEce divin, dans ses éléments essentiels, heures, psalmodie, lectures, remonte à l'origine même de l'Eglise. Mais que, si cela est vrai du chant des psaumes, de la lecture de l'Ecriture sainte, et, dans une certaine mesure, de l'usage des oraisons que nous appelons collectes, on ne saurait en dire autant de nombre d'autres éléments de l'office divin. Sans parler, en effet, de la diversité qui existe entre l'office divin des Grecs et celui des Latins, il est bien évident que ni les actes des saints ni les sermons des Pères ne remontent k l'Eglise des premiers jours, non plus que l'usage d'honorer Dieu de préférence dans ses saints, alors que bien plutôt l'usage existait seul d'honorer Dieu directement, comme on le Tait encore à l'office dominical et à l'once férial. Ces diversités n'ont rien qui nous doive surprendre, l'Eglise, comme l'épouse biblique, devant être varieialibus circumamicta. Mais il importe que l'ordre règne dans la diversité, et que la liturgie ne soit pas livrée au bon plaisir particulier, en sorte qu'en une même province ou dans un même diocèse, il n'y ait point uniformité d'office, ou encore que l'office consacre des sermons non authentiques des saints Pères, ou, sous le nom d'actes des saints, des fables. Unité et dignité de l'office divin : telle a été la préoccupation des anciens