‹ Histoire du bréviaire romain (volume 2)Chapitre 161 sur 190 · RoakoTàny, p. S3S. Aaalecta, p · texte numérisé non relu

RoakoTàny, p. S3S. Aaalecta, p

conciles, mais surtout des pontifes romains comme Innocent I", comme Grégoire Vil, et plus nouvellement Pie V, Clément VIII, Urbain VIII. Ces derniers ont mis tous leurs soins et une infinie sollicitude à ce que l'oESce divin fftt ramené à l'ancien usage et à ce que rien de cet ancien office ne fût abandonné, ordonnant que l'on reproduisit ce qui avait été supprimé et que l'on réformât ce qui s'était corrompu. Le pape Benoit XIV, glorieusement régnant, a pour le culte divin le même zèle que ses prédécesseurs ; et, frappé des plaintes que lui ont exprimées quelques personnes considérables, émues, disaient-elles, de voir le Bréviaire romain déchu sur plus d'un point de son antique simplicité et de son éclat, étant d'ailleurs luimême sensible plus qu'aucun autre à ces taches et désireux plus qu'aucun autre de les effacer, Benoît XIV a décidé, à l'origine même de son pontificat, de mettre la main à une réforme et à une correction du Bréviaire, et de confier à quelques excellents connaisseurs de l'antiquité ecclésiastique le soin de répondre à ce désir. Bien souvent, poursuit Vatenti , Benoit XIV daigna m'en entretenir et me demander mon sentiment dans ce grave dessein. Enfin il se résolut à choisir plusieurs prélats instruits et plusieurs théologiens, qui, réunis en congrégation, étudieraient le projet. Ces prélats étaient : le secrétaire de la Propagande, Philippe -Marie Monti ' ; le secrétaire du

1. Monli (f 1754), prilntacBdémicien, Tenait de publier dei Elogla cardiaaliuiB pùlate doctrlna et rebaa pro Eccteiia geslii iUaitriam (1741). Antonelli (f 1767), érndit lourd ; on lui doit une consciencieuse édition priaceps du cotnmenteire grec sur \e% paanmes, qu'il croyait être de «oint Athanase (17^6), et que Higne a reproduit; il donnera en 1756 un Vttut rniitaU romanum praefatioaibut

D,y.l..<,.,COOlilC

LBS PROJETS DE BENOIt XIV 279

Sacré Collège, Nicolas Anionelli ; un chapelain du pape, Dominique Giorgî. Et ces théologiens: Thomas Sergio, consulteur de l'Inquisition ; le somasque François Baldini, consulteur des Rites; Antoine-André Galli, chanoine régulier de Saint- Jeaa-de-Latran ; Antoine-Marie Azzoguidi, des Mineurs conventuels. Le pape voulut que Valenti fût secrétaire de la congrégation'.

En principe, assure Valent!, les membres de la congrégation étaient à peu près unanimes à reconnaître la nécessité d'une réforme du Bréviaire romain. Restait à fi\er au préalable la nature de cette réforme. — Le pape Benoît XIV avait reçu deux mémoires concernant le Bréviaire, l'un en français, l'aulre en italien. L'auteur français expHmuit le regret qu'il y eût, dans le texte du Bréviaire, plus d'une assertion historique qui avait échappé à la diligence des correcteurs anciens, et dont la critique avait surpris l'erreur; dans la distribution des psaumes, tels psaumes qui revenaient sans cesse, tels autres qui n'étaient jamais récités, et les plus longs qui s'accumulaient aux offices du dimanche et des fêles ; dans les antiennes, trop de textes qui n'offraient aucun sens à l'esprit ou qui s'accordaient mal avec les oiBces oii on les exécutait; parmi les fêtes des saints récents trop de doubles, alors que les fêtes de saints anciens et insignes éiiiient de rite semi-double ou simple, et que la fréquence des fêtes doubles empêchait

et Hoiia illuitratam. Giorgi (f 1747), savant de l'école de Murotori, était en train de publier son grand ouvrage, De liturgia romani pontlfieia in Ko/emni cclebratiane mimarant (1731-1744). Baldini (■J- 1767), un antiquaire, publiera en 1743, une édition estimée dos Numitmata imperalorum romanorum de Vaillant. &zzoguidi (f 1770), B'intéroasoil aui œuvres iuédiles de suint Antoine de Padoae, dont il écrivait la vie.

Page 1