RoskoTâny, p, 54l>. Analecta, p
2. Nous avons mentionné déjà ce docament. Valenli noi a eonserTé le texte italien original, Mnnumtalum V. Voyez hant, p.240.
la récitation de l'office de la sainte Vierge. Mais, dès lors, plus d'office férîal en carême, en dépit de la lettre du vieux droit canonique ; presque plus de leçons de l'Ecriture sainte, en dépit des prescriptions du pape Gélase; plus de récitation hebdomadaire du psautier intégral, et, à la place, la répétition quotidienne des mêmes psnumes du commun des saints, en dépit de l'autorité du pape saint Grégoire le Grand qui voulait qu'un clerc ne pût être promu à l'épiscopat, s'il ne savait tout le psautier par cœur. Voilà pourquoi Pie V avait supprimé ce privilège abusif des fêtes simples, les ramenant à l'observance du nocturne férial, les réduisant à une mémoire en cas de concurrence d'une fête supérieure, mais les allégeant de la récitation des psaumes pénitentiaux et gi'aduels, de l'offîce des morts et (le carême et l'avent exceptés) des preces feriales, et enfin leur imposant au moins deux leçons sur trois tirées de l'Ecriture sainte. Or, à comparer le Bréviaire de Pie V et le Bréviaire actuel, on constatait que le nombre des fêtes doubles et semi-doubles avait été, depuis 1568, porté de 133 à 228, en sorte que, le nombre des fêtes mobiles annuelles étant de 36, il restait à peine 00 jours à l'oflîce dominical et férial; encore ces 90 jours étaient'ils pour la plupart escomptés par les fêtes concédées aux Eglises, diocèses et religions diverses ! La situation était donc en 1741 redevenue ce qu'elle était avant 1568, où les pontifes romains avaient entrepris la réforme du Bréviaire, et la faute en était tout entière au calendrier. Il fallait donc, quelle que f&i la dévotion particulière de chacun des consulteurs envers les saints, il fallait en venir à rayer nombre de noms du calendrier, et à réduire nombre de fêtes au rang de fêtes simples, puisque le festum simplex seul
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LES PROJETS DE BENOtT XiV 283
n'entraverait pas la récitation hebdomadaire du psau-
Le 11 août 1741 , la congrégation, d'accord sur le principede cette réduction, en essayaitTapplication aux fêtes de Notre Seigneur, Noël, l'Epiphanie, Pâques, la Pentecôte étaient hors de cause. On hésita sur la question
de savoir s'il ne convenait pas de restituer à la fête de la Circoncision son vieus nom à'Oclai-a Domini, que lui donne le sacr'amentaire grégorien ; mais on passa outre. La fête de la Transfiguration était bien récente, puisque le sacramentaire grf^gorien ne la connaît point ; mais elle était universellement reçue, soit chez les Grecs, soit chez les Latins ; on la conserverait. Même résolution sur la fête de la Trinité, à condition de réviser avec soin les antiennes et les répons de son office. Lafête du Corpus C/tristi fut mise hors de cause. La fête de l'Invention et celle de l'Exaltation de la Croix soulevèrent les discussions les plus vives : les uns voulaient supprimer radicalement l'Invention de la Croix du calendrier, d'autres unir l'Invention à l'Exaltation en une seule fête, le 14 septembre, d'autres maintenir les deux fêtes en l'état. On pût croire un instant que la fête du 3 mai serait condamnée à disparaître ; puis finalement on se résolut à ne rien modifier. Mais la fête du Saint-Nom de Jésus ne trouva pas grâce devant la congrégation ^ ; elle était récente : la congrégation en demanda la suppression. La discussion de ces diverses résolutions prit fin le 21 novembre '.