‹ Histoire du bréviaire romain (volume 2)Chapitre 165 sur 190 · Roakovàn;, p. 545. Aaalecla, p · texte numérisé non relu

Roakovàn;, p. 545. Aaalecla, p

A cette même date commença la discussion des fêtes de la Vierge. La Purification, l'Annonciation, l'Assomption, la Nativité étaient des fêtes antiques et universelles indiscutables. La congrégation se demanda pourtant s'il ne conviendrait pas de substituer au terme d' Assomption le terme plus antique de Pausaiio ou Dormitio ou Transitus, de peur de voir, par cette consécration liturgique du mot Assomiition, la pieuse croyance de l'entrée en corps et en âme de la Vierge au ciel consacrée comme de foi. A l'unanimité, on retint le vocable d'Assomption. Mais donnerait-on à la Nativité et à l'Assomption une octave ? La congrégation fut pour l'affirmative, réservant la question de savoir de quel degré seraient ces deus octaves. — Le 2 février, la fête de la Visitation et celle de la Conception furent maintenues à l'unanimité. Mais, des consulteurs, ceux qui répugnaient à la doctrine de l'immaculée conception voulaient supprimer à cette dernière fête son octave; ceux qui craignaient de voir par une pareille suppression diminuer l'autorité de cette doctrine, réclamaient l'octave. La congrégation s'étant partagée également entre les deux sentiments, on décida de s'en remettre à Benoît XIV. La fête de la Présentation avait été éliminée par Pie V, et rétablie par Sixte Quint : la congrégation, frappée de la difficulté qu'il y a à déterminer exactement quel mystère est honoré dans cette fête, résolut de s'en tenir à la décision de Pie V. Mais elle devait revenir sur sa résolution. Par contre, les fêtes du Saint-Nom de Marie, du Saint Rosaire, de N.-D. de la Merci, de N.-D. du Carmel, des Sept- Douleurs, de ta Desponsatio, du Patronage , de la Translation de la maison de Lorette el de YExpectatio partus, ne trouvèrent dans la congrégation que de

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tièdes défenseurs '. On voyait avec regret ces fêtes faire tort à l'office dominical; l'office du Saint-Nom de Jésus étant supprimé, on ne pouvait maintenir celui du Saint-Nom de Marie ; l'office du Rosaire était connexe à l'office du Saint-Nom de Marie, tous les deux ayant pour raison d'être de remercier Dieu de victoires remportées sur les Turcs ; l'ofEce de la Merci et du Curmel n'intéressaient que deux ordres religieux, non l'Eglise universelle ; l'office des Sept-Douleurs avait le tort d'évincer l'office férial du vendredi de la semaine de la Passion. Quant aux offices de la Desponsatio, du Patronage, de la Translatio domus Lauretanae, sans se dissimuler les motifs graves qui les avaient fait instituer, la congrégation était d'avis que, l'antiquité chrétienne n'ayant pas cru devoir les établir, on était en droil de ne point les conserver. La fête de ÏExpectatio parttts ne fut défendue par personne*.

Le 9 mars 1742, la discussion porta sur les fêtes des anges. A l'unanimité on retint la fête du 29 septembre, dédicace de saint Michel. Mais, à l'unanimité aussi, on supprima la fête du 8 mai, Apparition de saint Michel sur le mont Gargan, qui n'intéressait, disait-on, que le diocèse de Siponto, La fête des saints Anges Gardiens était récente, elle datait de Paul V, et ne faisait-elle pas double emploi avec la fête de la dédicace de saint

1. Le Saint-Nom de Marie oTail été concédé aliçuibui lac!» en 1513 et filé au 17 septembre. En 1693, Innocent XI l'avait étendu à l'Eglise universelle et fiié au dimanche dans I^octaïe de la Nalivité. Le Rosaire, institué par Grégoire XIII en souvenir de Lépante, avait été étendu par Clément XI, en 1716, à l'Eglise universelle. Lo Merci, les Sept-DouIeurs, le Carmel, le Patronage. la Dfapatuatio, la Tranilatio. VEipeciatio dataient de Benoit XIII (1725, 26, 27).

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