‹ Histoire du bréviaire romain (volume 2)Chapitre 26 sur 190 · Muasi, t. X. p. 616. Frîedberg, t. I, p · texte numérisé non relu

Muasi, t. X. p. 616. Frîedberg, t. I, p

tA GENÈSE SES HBDBBS 33

r de penser sur la foi des martyrologes qu'ils sont toute la chrétienté. Tel n'est le cas, semble-t-il, que de saint Etienne, de saint Jacques, de saint Jean, de saint Pierre, de saint Paul'. En règle générale, là où est la confession ou tombeau du saint, et encore là où se trouve quelque relique du saint, là se célèbre son natale : et la fête a toujours ainsi quelque attache topographique, comme au temps où elle se célébrait dans les cimetières mêmes. De là vient que les communautés monastiques, celles que décrit Jean Cassîen, ne fêtent point les saints; et ce sera une origin;ilité de la règle bénédictine * que d'introduire dans la liturgie monastique les natalitta sanctarum, qui sont jusque-là le privilège, la propriété des vieilles Églises chrétiennes, riches de martyrs locaux ou enrichies de reliques étrangères. A Tours, le natale de saint Jean Tévangéliste se célèbre dans la basilique de Saint-Martin ; celui de saint Pierre et de saint Paul, dans la basilique de Saînts-Pierre-et-Paul; celui de saint Martin, celui de saint Brice, celui de saint Hilaire, dans la basilique de Saint-Martin; celui de saint Litorius, dans la basilique de Saint-Litorius : tandis que la fête de Noël se célèbre- dans l'église cathédrale*. Au vi^ siècle, les fêtes de saints sont donc encore en dehors de l'office des clercs.

A pareille date, Vordo psallendi des moines était arrivé au terme de son développement. L'influence des moines de Palestine avait été ici prépondérante. Les moines d'Egypte, en effet, au moins ceux du temps de Jean Cassien (390-403), ne pratiquaient en commun que

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