‹ Histoire du bréviaire romain (volume 2)Chapitre 36 sur 190 · Stgul · texte numérisé non relu

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i l'okbo psallendi romain 45 siasliques ou de celle des sept régions désignée à cet effet, enfin tous les fidèles. Les vigiles quotidiennes, au contraire, se coordonnaient à la messe privée célébrée quotidiennement dans chaque titre presbytéral; et de même que la messe privée était célébrée par le prêtre du titre assisté seulement de ses acolytes, et qu'elle n'avait qu'une assistance privée, — quelques fidèles du quartier ou des pèlerins , — ainsi la vigile quotidienne, vigiliae prîvatae, pourrions -no us dire, était célébrée dans chaque titre presbytéral par les seuls clercs attachés à ce titre presbytéral, et elle n'avait pour assistance que les laies de bonne volonté.

Ces vigiles quotidiennes, instituées au v" siècle, vont constituer longtemps le principal de l'office des clercs romains. Appliquons-nous à relever le peu de traces qu'elles ont laissées dans l'histoire et dans te droit.

Le Liber poniificalis nous fournit un renseignement de quelque intérêt. Il rapporte que le pape Hormisdas (514-523) a composuit clerum et psalmis eradivit* n. S'il s'était agi de former les clercs à la connaissance des saintes lettres, on n'aurait point parlé seulement de psaumes. Il s'agit ici de psaumes à chanter. Cette exécution du chant des psaumes est donc un devoir auquel il est nécessaire de former ou même de ramener le clergé, erudivii... composait. Il est légitime de voir dans ces efforts du pape Hormisdas le même dessein qu'exprimait, à la même époque, l'empereur Justînien dans sa novelle de 529, quand il rappelait les clercs au devoir de psalmodier quotidiennement les vigiles dans l'église à laquelle ils sont attachés.

Une formule autrement précise du même devoir

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apparaît dans uu fragment de décrétale inséré par Gratien dans Le Déeret : elle porte, selon les manuscrits, tantât le nom du pape Gélase, tantôt le nom d'un pape Pelage. En réalité, on ne saurait à qui l'attribuer sûrement, mais on est d'accord pour y voir un texte (^anonique au plus t&rd du commencement du vu' siècle. Qu'y lisons-nous? Un évéque suburbicaire a promis sous caution au Saint-Siège de faire célébrer dans sou église par ses clercs l'office des vigiles quotidiennes. Les clercs, trouvant l'obligation trop onéreuse, ne se sont point rendus à l'invitation de leur évêque. Celui-ci en réfère au pape, lequel enjoint à l'évéque de rappeler, par tous les moyens en son pouvoir, ses clercs à leur devoir liturgique, qu'il définît : u ...ut cottidiaais diebus vigiliae celebrentur in ecclesia *. >

On voudrait connaître le programme de ces vigiles quotidiennes qui étaient ainsi au v', an vi', au vu' siècle, tout l'office des clercs romains. Un document, étroitement apparenté au fragment de décrélale que je viens de citer, va nous l'apprendre. Voici une formule du Liber diurnus, la formule même de celte promesse ou caution que les évêques suburbicaires donnaient au pape, en recevant de lui leur consécration : cette formule décrit l'office liturgique auquel les évëques suburbicaires s'engagent en leur nom et au nom de leurs clercs. C'est le plus ancien ordo que nous possédions de l'office romain.

Illnd eliam prae omnibus spondeo atque promitto me omni tempore per aiogulos dies, a primo gallo UBque mane, cum omni ordioe clericorum meorum vigilias in ecclesia celebrare, ita ut mÎDoris quidem

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