Cf. Mat., XXIV
DigilicJbïGoO^lc
4l HISTOIRB DU BREVIAIRE ROMAIN
lettre de Pline relative aux chrétiens. Les chrétiens, y lisons-nous, ii affirment que toute leur faute ou leur erreur consiste à se réunir habituellement, à des jours fixes, avant le lever du soleil; à chanter entre eux un hymne au Christ comme à un dieu; ...que, cela fait, ils ont coutume de se retirer, puis de se réunir de nouveau pour prendre ensemble un repas... Adfirmabant... qitod easent soliti stato die anie lucem convenire , carmenque Christo quasi deo dicere aecum invicem... , quibus peractis morem sibi dîscedendi fuisse , rursusque coeundi ad capiendum cibum*... o Cette réunion à jour fixe avant le lever du soleil, réunion distincte de la synaxe eucharistique, et consacrée à chanter un carmen Cfiristo, ne serait autre que la vigile dominicale.
En principe, la vigile dominicale, comme celle de Pâques, aurait dû durer toute la nuit, et de là lui venait son vieux nom grec de mxwu/fî. Mais, en règle générale, la vigile dominicale commençait seulement au chant du coq, heure variable selon les saisons, mais toujours postérieure au milieu de la nuit. Pour rester fidèle à la pensée primitive, on consacra à la prière le commencement de la nuit, l'heure où le soleil vient de se coucher et oii s'allument les premières lampes : cette heure s'appelait en grec i^u/vixiv, en latin lucernare, ou encore, comme dit quelque part saint Amhroise, hora incensi. Et en cela peut-être faut-il voir l'influence des usages des synagogues juives concernant la célébration du sabbat. Ce que nous appelons vêpres fut ainsi, à l'origine, le commencement de la vigile nocturne. 11 est vrai que cette pensée d'unité originelle se perdit de bonne heure. Méthodius (\ 311) s'en souvenait pour-