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tant quand il compare la vie des vierges à une vigile, qui, comme toute vigile, aurait trois moments : la vesperlina vigilia, la secunda vigilia et la lertia vigilia, figures de la jeunesse, de l'itge mûr et de la vieillesse. Jean Cassien, au commencement du V siècle, était dans la même tradition, quand il comprend l'ofâce de vêpres et roffîce du chant du coq sous le même titre d'ofRce nocturne ' .
Ainsi concevons -nous l'origine de la « liturgie des prières ». Est-il besoin de faire observer que tout est ici nécessairement mal assuré, et la conclusion plutdt une conjecture qu'un système ? Passons vite sur un territoire plus sûr.
Le programme des vigiles comportait trois exercices différents : la psalmodie, la lecture des saintes Ecritures, les oraisons ou collectes. Tertullien, parlant des solennités dominicales, distingue ces trois éléments constitutifs quand il dit : « In ecclesia, iiiler dominica solemnia..., psalmî canuntur..., Scripiurae leguniur, ...petitiones delegantur, n Psaumes, leçons, oraisons : c'est tout l'oiBce vigilial'.
Le nombre des gens qui savaient lire était petit et les livres étaient rares : la psalmodie n'était poinl exécutée à l'unisson par l'assemblée, mais en solo par un clerc (soit un diacre, soit un lecteur), ou par un chantre qui n'était point clerc [hypoboleus , modulator). 11 disait le