De HoBBi, Borna lollerraaea, t. III, pp. 268 Ci idit
D,y.,.....,GOO^IC
LES ORIGINES DE h'ORDO PSALLEXDI ROMAIX 59
vice du culte, c'est à savoir des vigiles, puisque les messes sont l'aHaire des prêtres. Leur monastère, le monastère, croît-on, de Saints- Jean-et-Paul au Vatican, est une manécanterie '. On voit se formuler ainsi, dès le v' siècle, la conception propre à Rome du monachisme. La fondation, au v° siècle, de ce monastère ainsi rattaché à la basilique de Saint-Pierre est un fait très important. Ce monastère de Saints-Jean-et-Paul, en effet, est le plus ancien des monastères basîlicaux de Rome, et le type sur lequel sont fondés peu après les monastères basîlîcaux de Saint-Laurent-hors-les-murs, sous le pape Hiiaire [4C1-468) et de Saint-Paul-hors-
A s'en tenir aux informations du Liber pontificalis, ces monastères basilicaux du v° siècle ne paraissent pas s'être développés dans les deux siècles qui suivent : on en a indiqué plus haut la raison. Remarquez, en outre, que ce sont tous des monastères annexés à des basiliques exira muros. Dana l'intérieur de Rome, le clergé suffit longtemps au service vigilial des basiliques. La fondation du monastère de Saints-André-et-Barthélemy, annexé à Saint-Jean de Latran, est attribuée au pape Honorius (625-638) : c'est la plus ancienne fondation intra muros, et cette fondation est problématique'. C'est seulement au viii" siècle que les monastères basilicaux prendront dans l'intérieur de Rome une extension sans précédent.
Le Liber pontificalis, dans la vie du pape Léon III {795-816), nous a conservé une liste des monastères
DgizMbïGoogIc
a BREVIAIRE BOMiLIN
romains de la fin du viii' siècle. Rome, à ce moment, n'en comptait pas moins de quarante-neuf. Sur le nombre, il y a des couvents de femmes ; il y a des couvents indépendants d'hommes ; mais il y a aussi nombre de monastères unis à des basiliques. Ceux-là seuls nous intéressent ;
M. sancti Panera lii qui ponitur jnxta basilicam Salvatoris.
M, sauctorum Audreae et Bartholomei qui appellalur Honori.
M. sancli Steptianî qui ponitur juxta LaterBois.
M. sancli Stephani qui ponitur ad beatum Peirum apostolum.
M. sanclorum Johanais et Pauli qui poDttur juita beatum Petrum aposlolum.
M. saacti Martini qui ponitur ubi Bupra.
M. sancti Stephani ubi supra qui appellatur cata Galla patriL-ia.
M. saocli Cesarii qui pouitur ad beatum Paulum apostolum.
M. sancli Stephani ubi supra.
M. sanclorura Cosmc et Damiani qui ponilur juila Praesepem.
M. sancti Andrée qui appellatur massa Juliana [ubi supra].
M. sancli Adriani qui ponitur juxta Praesepem.
M. sancli Cassiani qui ponitur juxta sanctum Laurentinm foris murum.
M. sancti Stephani qui ponitur nbi supra.
M. sancti Vie tori s qui ponitur ad sanctum Pancra-
M. sancti Andrée qui ponitur jnxtabasilicam Apostolorum.
M. sancti Agapeti qui ponitur juxta titulum Eudoxie.
M, Banctorum Enfemie et Archangeli qui ponilur juxta tilulum Pudentis.
LBS ORIGINES DE h'ORDO PSALLENDI ROMAIN 61
M. sancti Donati qui ponitur juita titulnm BBOcle Prisce.
M. Hierusalem qui ponitur ad beatum Petriim apostolum.
Si nous mettons à part ce dernier monastère qui est vraisemblablement un couvent de femmes, suivant une conjeclure de M. Duchesne, nous avons au total dixneuf monastères annexés à des basiliques ' ,
La basilique du Vatican en a quatre ; Saints- Jean-et- Paul date du v' siècle; Saint-Etienne-Majeur passe pour avoir été fondé par Galla, fille d'un consul nommé Symmaque, au cours du vi' siècle ; Saint- Etienne- Mineur date du pape Etienne II (752-757) ; Saint- Martin remonte à l'époque du pape Grégoire 111 (731- 741)^. La basilique du Latran en a trois : Saint-Pancrace, plus ancien que le pape saint Grégoire par qui il est appelé monasterium Lateranense ; Saints-Andréet-Barthélemy et Saint-Etienne sont récents. Les deux monastères de Saint- Paul-hors-1 es-murs, c'est à savoir Saint-Césalre et Saint- Etienne, sont des restaurations de Grégoire II (715-731). De même, les trois monastères de Sainte-Marie -Majeure : Saint-André, Saint-Adrien, Sainls-Côme-et-Damien*.
Ce serait une erreur d'assimiler ces monastères basîlicaux du VIII' siècle aux monastères purement monastiques, par exemple aux monastères bénédictins. La communauté est exempte de l'autorité du prêtre du titre