‹ Histoire du bréviaire romain (volume 2)Chapitre 44 sur 190 · L.P., t. II, p. 43 et snÎT · texte numérisé non relu

L.P., t. II, p. 43 et snÎT

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62 mSTOIBE DU BRÉVIAIRE ROMAIN

qu'elle dessert, « aegregatum a jure potestalis presbiteri ùtuU, n lisons-nous dans on texte qui est comme lu bulle de fondation du monastère annexé à l'église de Saint-Chrysogone par Grégoire III (731-741). La communauté possède des biens fonds donnés par le pape ou par des particuliers, et elle vil du revenu de ces biens fonds : a Pro sustentalione [le pape] praedia et dona atque familiam largitus est; et diversi aiu fidèles et amatores domini nostri Jesu C/ifisli... praedia et dona devotissime contulerunt ' . » Jusqu'ici rien ne différencierait ce monastère d'un monastère bénédictin, maie voici où la distinction commence. L'abbé est non point élu par la communauté, mais imposé par le pape : B Constituit ibidem abbatem, » dit notre texte. Et ailleurs nous lisons : a. ..abbatem super monachos ordinavit; a ou encore : «... abbatem idoneam personam ordinavit. » Il n'en va pas de même, à Rome, des monastères indépendants : lorsque Paul I*' fonde le monastère de Saints-Etienne-et-SilYestre,«n761, monastère qui n'est annexé à aucune basilique, il semble bien, à en juger par la bulle d'érection du monastère, que le pape ne nomme point l'abbé et que la communauté se gouverne par elle-même^. Mais, au contraire, chaque fois qu'il est question de monastères basilicaux, comme ceux de Saint-Pierre ou du Latran, il est spécifié que l'abbé est choisi et investi par le pape. Il y a plus : cet abbé à la nomination du pape n'est point un moine de profession, c'est, si j'ose dire, un prélat de la carrière. Dans les dernières années du viii" siècle, sous Léon III, la charge d'abbé du monastère de Saint-Etienne-Majeur, un des

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