LES ORIGINES DE \.'ORDO PSALLENDI ROMAIN
quatre m on as 1ère s annexés à Saint-Pierre, devient vacante. Qui le pape noiuine-t-il ? Un clerc romain élevé dans le pairiarchium du Latran, déjà prêtre ; il s'appelle Pascal, c'est un prédicateur éloquent, il sera pape à la mort d'Etienne IV (817) : « ...ei monasterium sancti Siephaiii... ad regendum commisii. n Enfin ces moines eux-mêmes, ces moines que gouverne un iibbé séculier, ces moines ne sont pas proprement des moines. Etienne III (768-772) est venu de Sicile à Rome tout jeune; le pape Grégoire 111 (731-741) l'a placé dans le monastère basilical de Saint-Chrysogone, et là il est devenu clerc et moine, a iUicque clericus aique monachus est effectus. s Et, en étant moîne, nul doute qu'il ne soit davantage clerc, car nous voyons le pape Zacbarie (741-752) l'enlever à son monastère pour l'attacher au service de la chambre pontificale (in Lateranensis patriarcliii cubîculo esse praecepit), après quoi il deviendra prêtre du titre de Sainte-Cécile'. Saint Chrodegang ne concevra pas autrement les chanoines réguliers ou elerici canonici qu'il établira à Metz, sur le modèle, assure-t-il, de ce qu'il a vu pratiquer à Rome. Moins d'un siècle après Grégoire III, nous relèverons, dans la vie du pape Grégoire IV (827-844), le nom de « monachi canonici n donné aux moines basilicaux, c'està-dire le nom même de chanoines réguliers.
Or, quel est le rôle, à Rome, de ces moines basilicaux du vui' siècle? Former les jeunes clercs à la vie et à la science ecclésiastique, en concurrence avec le vestiarium du palais pontifical? Héberger les pèlerins qui viennent visiter les sanctuaires apostoliques? Sans doute. Mais la charge principale de ces moines est de