Bed., HUl. Anglor., IV
70 IIISTOIRB DU BRÉVIAIRE BOHAIK
l'êtes du temps. Tel était l'éclat et telle l'autorité du canon de l'office basilical de Saint-Pierre, à une époque où pourtant il n'était point encore définitivement constitué, ni dans son texte, ni dans sa notation, puisque l'abbé Jean l'enseignait à Wearmouth sans texte (ctVd voce cantores edocendo], et dut se résoudre Ji l'écrire pour la commodité des monastères anglo-saxons [et eciam Uneris mandando]*. Le jour où l'office de Saint-Pierre se trouva codifié, le jour oii les iibri responsales et les antiphonarii dits de saint Grégoire et en réalité de Saint-Pierre furent publiés, ils firent la conquête des basiliques romaines. Ils allaient faire la conquête des Eglises franqoes.
Mais avant de voir ce succès de l'office basilical romain, il nous reste à expliquer comment, à côté de l'office dominical et staiional des clercs, à côté de l'office vigilial quotidien des titres, à côté de l'office basilical diurne des monastères basilicaux, s'était formé et développé l'office des églises ciraétériales, d'un mot le sanctoral de l'Kglîse romaine, çt comment bien tard et comme par accident il se fit sa place dans l'office basili-
Les fêtes de saints, à Rome comme dans toutes les Eglises chrétiennes, étaient à l'origine des anniversaires de martyrs indigènes. Et c'est ainsi que l'histoire des fêtes romaines de saints est liée h l'histoire des cimetières et des basiliques cimétériales de la banlieue romaine.
Les églises intra nucros ne furent pas d'abord mises