‹ Histoire du bréviaire romain (volume 2)Chapitre 54 sur 190 · OFFICE ROH&IN DU TEMPS DE CHABLEHAGNE · texte numérisé non relu

OFFICE ROH&IN DU TEMPS DE CHABLEHAGNE

ttt quinque psalmos eantemua in vespertinali synaxi...; kos quinque psalmos antipkonatim canlare aolemua, » dit Amalaire '. La psalmodie de vêpres est une psalmodie antiphonée.

Psalmodie aDtiphonëe n'a pa», à Rome, au viii' siècle, le sens que nous lui avons vu avoir, au iv* siècle, dans la langue et dans l'usage de saint Ambroise et de saint Augustin. Aniiphoner, pour Amalaire, signifie intercaler entre chaque verset ou couple de versets du psaume une courte phrase, étrangère au psaume généralement. Par analogie, cette courte phrase porte le nom A'aittiphona ou antienne. Cette phrase est notée, et c'est sur le ton de cette phrase musicale que se chante le psaume lui-même. « Antipkona ùiclwatur ab uno unius chori; et adeiua symphoniam psalmus cantatur per duos choros... Cantores alternatim ex atraque parte antiplionas levant^. » Entendez bien qu'il s'agit de répéter l'antienne au cours même du psaume, et de ne point la dire seulement au début et à la fin. Les Uturgistes carolingiens adoptèrent cet usage romain ; et, encore qu'il se soit perdu de bonne heure, on en retrouve maintes traces. Ainsi, à la fin du ix* siècle, les chanoines de Saint-Martin de Tours répétaient encore l'antienne après chaque verset de psaume : a... unamquamque antipkonam per singulos psalmorum versus repetendo canebant, d est-il dit dans la vie de saint Odon de Cluny^, Par contre, au commencement de ce même siècle, voici un clerc de Ratisbone qui se plaint que ses confrères chantent l'office sans dévotion, exécu-

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