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86 HISTOIKE DU BRÉVIAIRE
tent les psaumes à la course, et, pour revenir plus tôt il leurs affaires, suppriment la répétition des antiennes, « sine antiphonis », ignorant la raison d'être de ces répétitions instituées par les saints docteurs pour la consolation des âmes : a Nesciuni qaia sancti doclorea et eruditores Eccîesiae insiitueruni modulaûonem in antiphonarum vel responsoriorum répétitions honestisiima, quatenus /lac dulcedine animas ardeiilius acccnderetur*. n Les chanoines de Tours étaient donc dès lors exceptionnels ; à Rome même, la coutume avait prévalu vite de supprimer ces répétitions. Mais la rubrique écrite ne sera point supprimée. Au xii' siècle, pour des solennités comme Noël, elle portait encore (|ue, « au nocturne, les antiennes doivent être répétées, au commencement du psaume, puis au cours du psaume aux endroits marqués, puis à la fin du psaume, puis après le Gloria Pairi, enfin après le Sicut erat^. » J'emprunte cette rubrique à l'antiphonaire de Saint- Pierre. On voit à cela de quelle importance était l'antienne dans la psalmodie romaine du viii* siècle, et comment, au lieu d'être comme aujourd'hui une ritournelle parasite, elle était l'élément capital et distinctif de la psalmodie cantilénée de Rome ^.
Les cinq psaumes antïphonés de vêpres une fois achevés, le président du chœur récitait une leçon brève tirée de l'Ecriture sainte : » Sequicar lectio brevis