OFFICE ROMAIN DU TEMPS DE CHARLEMAGME
Du !•' décembre à l'Epiphanie, Isale, Jérémie, Daniel; — de l'Epiphanie aux ides de Tévrier (13 février), Ezéchiel, les douze petits prophètes. Job ; — au printemps, le Pentateuque, Josué, les Juges, jusqu'à la semaine sainte ; — de Pâquea à la Pentecdte, les épltres catholiques, les actes des apôtres, l'Apocalypse; — puis, pour l'été, les Rois et les Parai ipomèn es ; — du commencemeot de l'automne au 1" décembre, les livres sapientiaux, Esther, Judith, les Maccabées, Tobîe.
L'usage de lire l'Écriture sainte à la suite de la psalmodie nocturne avait été longtemps propre au nocturne dominical ou stalional ; le nocturne férial ne compoi^ait pioint de leçons. Les fériés n'eurent de leçons qu'au vu* siècle, à l'époque de saint Grégoire (590-604) ou du pape Honorius (625-638). Théodemar, abbé du mont Cassin (777-797), explique ainsi pourquoi saint Benoît ne prescrit point de leçons au nocturne des jours privés ou fériés ' . — La leçon durait un temps convenable et jusqu'à ce que le président du chœur fit signe au lecteur de s'arrêter [quousque praecipiat al finiatur]. Le lecteur terminait uniformément par la formule Ta autem, a quoi le choeur répondait Deo gracias. Les trois leçons du nocturne étaient chacune suivie d'un répons.
Ce serait une inexactitude que d'identifier le répons romain avec le psalmus responsorius de l'ancienne Église. Le psalmus responsorius, nous l'avons retrouvé
.., t. XCV, p. 1684 :
« ...necdum eo 1
«mpore in
1 eccleaia
Tomana,
aicut nunc le^ntur,
sacra» Scripturt
la legi mas fuisse;
sed post 1
aliquol tempo m hoc
Gregorio
, aive ut ab aliis i
iffirmatur ab HonoHo. Qi
la de re
majores i
loatriinstitueruntat
hic très cotidianiïdiebua...
lectiones
in codioe
legantur.neasancU
iromanaecclesia
discrepaM
> vidèrent'
DigilicJbïGoO^lc
très exactement dans l'invitatoîre, et rien ne ressemble moins à l'invitatoire qu'un répons. Le répons est, en réalité, un graduel. La leçon du texte sacré lue à la messe était suivie d'un chant exécuté en solo et repris par l'assemblée : c'était le graduel. Le graduel est à Rome la forme la plus ancienne du chant musical ecclésiastique*. U se compose d'un texte ou capitellum, lequel est emprunté aussi bien au psautier qu'à toute autre partie de l'Écriture sainte, et c'est ce qui le distingue du psalmus responsorius qui est par définition et en fait un psaume du psautier. A Rome, cependant, on étendit l'application du mot responsorium : le graduel de la messe, qui n'était point un psalmus responsorius, fut appelé répons, et Araalaire ne le désigne pas autrement*. Puis l'usage s'en perdit : on eut le graduel de la messe, on eut le répons de l'office, et l'identité originelle du graduel et du répons finit par ne plus être remarquée. U se pourrait que le répons, tant ù la messe qu'à l'office, fût une création proprement romaine, et c'est dans ce sens que s'entendrait le teste de saint Isidore de Séville {-[- 636) : « Responsoria ab Ilalis longo ante tempore sunl reperla ^. n Saint Benoît prescrit le chant des répons à la suite des leçons, oii nous voyons une confirmation du longo ante tempore de saint Isidore. — Le même saint Isidore définit le répons tel qu'on l'entendait au vu" siècle quand il dit : a Vno canente chorus consonando respondet*. n Trois éléments en effet
,ct'or(^od« Montpellier:
...de die, Bequitur respansoriam et alteluia *