OFFICE ROMAIN DU TEMPS DE CBARLEMAGNE
composaient le répons ; le reaponsorium proprement dit, le verset, la doxologie. Chacun des trois répons avait son Gloria Patri, où Amalaire voit une innovation de papes récents ^ ; de fait, saint Benoit ne donnait de doxologie qu'au troisième répons seulement. Les trois répons étaient exécutés de la manière suivante qui était la vieille manière, et, au dire d'Araalaire, la manière propre h Rome. Le précbanlre chantait le teste initial du répons [responsoriam] en solo , et le chœur après lui le répétait à l'unisson; puis le préchantre chantait le verset, et le chœur répétait le responsoriam intégralement comme devant ; puis le préchanire chantait la doicologie et le chœur reprenait la deuxième partie du responsoriam [circa mediom parlem intrant in responsorium et perducunt usque in ftnem) ; enfin le préchantre chantait une seconde fois le texte du responsoriam, que, pour la troisième fois, le chœur répétait intégralement. C'est, à peu de choses près, la façon dont s'exécute encore aujourd'hui le beau répons In manus tuas Domine commendo spiriium meum. — La lettre des répons était coordonnée à l'Écriture occurrente. On avait les répons prophétiques ; on avait les répons tirés de la Genèse (entre autres les beaux rcsponaoria de Joseph] ; on avait les responsoria Regum, les respoasoria de Sapientia, les responsoria de Job, les responsoria de Tobia, de Judith, de Hester, de Maccabaeis. Les res~ ponsoria de psalmts accompagnaient les leçons du Nouveau Testament. L'ensemble des répons tirés d'un même livre s'appelait Historia *.
Sur le troisième répons de la troisième leçon, le noc-