‹ Histoire du bréviaire romain (volume 2)Chapitre 62 sur 190 · Amalar., Seord, aaiiph., 63etBuiv · texte numérisé non relu

Amalar., Seord, aaiiph., 63etBuiv

06 RISTOIRH DU BRÉVIAIRE BOHJLIN

turne était achevé. Douze psaumes, trois leçons, trois répons constituaient donc le nocturne, tant dominica.! que férial. Maïs, tandis que c'était là tout l'office nocturne férial, à l'office nocturne dominical s'ajoutaient encore six psaumes , six legons et six répons partagés en deuï séances ou nocturnes. Les trois psaumes de la première séance étaient antiphonés comme ceux des vêpres; les trois psaumes de la seconde étaient aileluiatîsés, c'est-à-dire qu'ils avaient un alléluia pour toute antienne. A chacun de ces deux nocturnes, comme au premier, la psalmodie se terminait par un verset, lequel était suivi de même des leçons. Mats ces leçons des deux nocturnes supplémentaires du dimanche n'étaient plus empruntées à l'Écriture sainte. On y lisait les saints Pères : « TYacCatus sanctorum Hieronymi, Ambrosii, caeterorumque pairum prout ardo poscii leguntur, a dit l'Anonyme de Gerbert. Cet usage était, à Rome, sûrement antérieur au pape saint Grégoire, qui le mentionne expressément*; îl devait être antérieur à saint Benoît lui-même, qui le prescrit dans sa règle.

Un exemplaire de la sainte Bible suffisait aux besoins du premier nocturne; pour les deux autres nocturnes, au contraire, une véritable bibliothèque n'eût pas été de trop. Aussi voyons-nous le pape Zacharie (741-752) faire don à la basilique de Saint-Pierre de tous les manuscrits qu'il possédait, pour servir h l'office nocturne des dimanches et des fêtes : « Bic in ecclesiaprincipis aposiolorum omnes codices domui saae proprios qui in circula anni leguniur ad matutinos armariorum ope ordinavii'. » En ce même siècle cependant, siècle de codi-

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