DU TEMPS DE CRARLBMAGNE
fication liturgique, on enlreprît de publier des recueils de sermons. De )à les homéliaires et sermonaires, dont on sait s'ils sont nombreux dans nos bibliothèques : Omeliae sive tractalus beatorum Ambrosii, AagasCÎni, Hieronymi, Fulgentii, Leonis, Maxîmi, Gregorii et aliorum catholicorum et venerabUiam patrum legcndae per totius anni eireulum , Hsons-nous en tête d'un de ces homéliaires pria au hasard (ms. n° 29 de la bibliothèque de Montpellier, ix' siècle). Quelques-uns de ces recueils ont un nom. Le nom d'Alain, qui Tut abbé de Farfa dans la seconde moitié du vni* siècle (^ 770), est resté attaché à un hoœéliaire compilé par lui, et dont il existe divers manuscrits du viii" et du ix° siècle'. Autant en avait fait Bède (-;- 735) et aussi Alcuin (f 804). Mais le nom de Paul Diacre, le plus lettré et le plus renommé des moines du Mont-Cassin, et l'un des meilleurs érudits de l' « officine des lettres » de Charlcmagne, a fait la fortune d'un autre homélialre, publié à l'instigation et avec une préface de Charlemagne luimême, a tenu en son temps pour un chef-d'œuvre de critique et dont est dérivé en grande partie l'homéliaire actuel de l'Kglise romaine ^. »
La neuvième leçon dominicale était suivie de son répons, le neuvième. A Rome, même du temps d'Amalaîre, il n'était aucunement question de substituer ii ce neuvième répons, ou de lui donner comme complément
1. Munich, ms. Int. 4564, viiiMx* aiéclo. et 14368, mèroe data [eommunicntion de Dom Bocumer], Cf. P. L., t. LXXXIX, p. 1198.
2. Dom Morin, Refue iéaédicUne, 1891, p. 270. Le leitc de riioméUaireda Paul Diacre dana P. L., t. XCV, p. 1159 aqq. MnU sujet à caution. Voir le ms. de Reichennn, lit* siècle, qu'en possède la Hofbibliotek de Karlsruhe I.H. Ehrensberger, Bibliotheca lilurgica manutcripta. 1889, p. 19).
Uiiloire du Bréolaire romain. 7