HISTOIRE DU I
Je Te Deum. Au contraire, saint Benoît, dans la règle de qui l'office nocturne dominical est si différent de ce que nous constatons qu'il est à Rome au viii' siècle ', saint Benoît prescrit le Te Deum. La liturgie romaine ■du temps d'Amalaire réservait le Te Deum au nocturne des seules fêtes des saints papes [tanlum in nataliliis pontificum). C'est dire que cette « hymne », ou, pour employer une expression plus antique, ce psalmus idiaticus, n'appartenait point, non plus (nous le verrons) que le Quicunque uidt, a la tradition liturgique romaine. En pays gallican, on tenait le Te Deum pour l'oeuvre col- Jective de saint Ambroise et de saint Augustin ; et, dans un psautier donné par Charlemagne au pape Hadrien, il est intitulé Hymnus quem S. Ambrosius et S. Augasiinus invicem condideruiit (Biblioth. împ. de Vienne, ms. lat. 1861). Mais personne ne songe plus à attribuer ce «enton à saint Ambroise ni à saint Augustin. On a renoncé également à l'attribuer à Nicéti us, archevêque de Trêves (537-566), le Te Deum étant sûrement antérieur au VI' siècle. On a proposé plus récemment saint Nicétas, archevêque d'Aquilée, et Abundius, évêque de Gôme, tous deux contemporains du pape saint Léon (■440-461)^. Ces attributions déterminées n'ont guère de base. On peut aHirmer plus sûrement du Te Deum qu'il est un symbole de foi :
Te Deum... Te aeleriiuia Patrem... Vencraodam tuUm Terum et unicvim Filium... Sanetum quoque
1. Premier nocturne : sii psaumes , quatre leçoni, quatre .véponï. Second nocturne ; six peaumes, quatre leçons, quatre n^ns. Troisième nocturne : trois cantiques, qunlrc leçon», quatre T^ons, le Te Deiim, plus la leçon de l'évangile du jour.