‹ Histoire du bréviaire romain (volume 2)Chapitre 65 sur 190 · OFFICE ROMAIN DU TEMPS DE CHABLEMAOE · texte numérisé non relu

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une sorte deconfessio Triiiiiaiis; et remurquant l'expression mal délinie de

Tu, ad liberanduin, BUBCppturus homiDeiu...

.mise là pour signifier « afin de racheter l'homme, tu as .revêtu l'humanité, la nature humaine », comme aumit dit un théologien lamilinrisé avec les controverses antinestoriennes, on peut conjecturer que ce symbole de foi n'est pas de beaucoup postérieur au concile d'Ëphèse (431). Et comme, par ailleurs, les versets de psaumes qu'il s'est appropriés sont vraisemblablement empruntés à la version gallicane hiéronjmienne du psautier, il y a quelque lieu de croire qu'il date de la première moitié du v° siècle '.

A défaut du Te Deum, c'était donc, il Rome, le neuvième répons qui terminait l'office nocturne dominical. Pour commencer laudes, on attendait que le soleil parût. La pause était plus ou moins longue selon la saison : les clercs et les moines l'employaient à se remettre en haleine : a NocCurnis flnitis , si lujc non statim supervenerit faciunt modicum inlervallum, propter nécessitâtes fratrum, et ileriim ingrediuntur nd matutinis laudibus complendas, n dit encore l'Anonyme de Gerbert dans son latin de frère lai ! A Rome, on tenait si fort à commencer laudes au soleil levant , que, arrivait-il aux nocturnes de n'être point achevés quand le soleil paraissait, l'on devait couper court au nocturne pour atta-

1. J. ■Wordsworth, art. Te Deum, p. 11194130 du DicUonary of hymnologg (1692).

quer laudes sans plus tarder'. Gomme vêpres, laudes débutaient par le verset Deua in adiutorium suivi du Gloria Patri. Comirie à vêpres, la psalmodie comptait cinq psaumes : invariablement les psaumes matutinaux Deus deus meus, et, comptant pour un psaume, le Laadate dominum de coelia, le Cantate domino et le Laudaie dominum in sanctis. Il s'y ajoutait, le dimanche, le Dominas regnavit et le Beiiedicite ; aux fériés, le Miserere et l'un des six autres cantiques de l'Ancien Testament,..^, Le programme psalmodique de laudes est donc le même aujourd'hui qu'au viii' siècle, La psalmodie de laudes était, comme celle de vêpres, antîphonée. Comme à vêpres, la psalmodie s'achevait sur une leçon brève, un verset, [)uis le Benediclus, antiphoné. Enfin le Kyrie eleison et soit le Pater, soit la collecte, suivant que l'office était du dimanche ou de la férié. — Avec l'office de laudes s'achevait le cours nocturne, et les moines pouvaient maintenant aller prendre quelque repos, avant de commencer le labeur de la journée.

La journée était au cours diurne, c'est-à-dire aux trois heures de tierce, sexte et none. Chacune des trois avilit même programme. En tête, le verset Deus in adiutorium, le Gloria Patri, et trois psaumes à la suite. Trois psaumes, ou plutôt trois sections de psaume, trois octonaires du psaume Seaii immaculati. Trois psaumes non antiphonés. Après la psalmodie, une leçon brève et son verset ou répons bref, le Kyrie eleison et le Pater. Jamais de collecte en place du Pater. Le programme des trois petites heures diurnes était

.. De ord. onllph,. 4.

..Deeccl.o/f., IV, 10

D,y.,..-,U,GOO^IC

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ainsi complètement indépendant de celui de l'ofBce nocturne, et il était invariable comme un rosaire '.

De même que compiles, prime n'appartenait ni au cours nocturne, ni au cours diurne; comme compiles, prime était un exercice purement conventuel et non basilical. C'était la prière du lever des moines, comme complies était la prière de leur coucher. Du dortoir, en effet, où ils étaient revenus se reposer après laudes, les frères ne venaient point à Saint-Pierre pour prime r « Ista prima ibi cantatur ubi dormiunt, » dit l'Anonyme de Gerbert. Et, ce qui prouve que les petites heures diurnes avaient commencé par être de même purement conventuelles, prime comme elles comptait trois psaumes, dont les deux premiers octonatres du Beati ùnmaculaii; comme elles, prime débutait par le Deua in adiutorium... Gloria Patri; comme elles, prime s'achevait par un verset, le Kyrie eleison et le Pater ; point de leçon brève '. A ce compte, prime aurait été semblable aux petites heures diurnes; mais, et c'est ce qui lui donnait son caractère d'office tout privé et l'assimilait à compiles, prime s'allongeait d'un exercice purement conventuel, le chapitre ou capitulum, comme l'appellent tant Amalaire que l'Anonyme de Gerbert, et les ordi~ nés monastiques contemporains de l'un et de l'autre de nos deux liturgistes^. Le chapitre était la réunion de toute la communauté au commencement de {ajournée. Il s'ouvrait par la récitation du symbole des ap6tres. A la suite, la coulpe : les moines se confessaient mutuel-

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