De Roasi, laicripUoaetehrittiaaae.X. II, p
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les répons ne comportaient de Gloria Pairi. A la suite des trois nocturnes, laudes antiphonées. Et, pour clore les laudes, point de Kyrie eleison comme d'ordinaire, mais simplement l'oraison C/iristus facius est. Et toute l'assemblée se retirait en silence. — A l'ofBce nocturne du jeudi saint, qui se célébrait à Saint-Jean-de-Latran, lu basilique était illuminée comme à l'ordinaire. A l'office du vendredi saint, à Sainte-Croix-de-Jérusalem , on éteigaait l'une après l'autre toutes les lumières , de sorte qu'à la fin du Benedictus de laudes il n'en restât plus qu'une d'allumée, que l'on fuisait alors disparaître derrière l'autel [reservetur absconsa usque in sabbato sancto). C'était le signe que la lumière du monde était éteinte, le Christ mort, et que les ténèbres se faisaient sur toute la terre. L'office nocturne du samedi saint se célébrait dans l'obscurité, [tantum una lampada accendaiur propter legendwn.) Ce symbolisme était du plus éloquent effet; que dire au contraire de la rubrique franque qui s'y est substituée depuis, et dont nos triangles de cierges jaunes sont la fidèle persistance ? Amahiire la connaissait, l'ayant vue pratiquée en France de son temps ; mais ayant â Rome demandé à l'archidiacre Théodore s'il avait connaissance qu'elle se pratiquait au Latran le jeudi saint, celui-ci, Dieu merci, put l'assurer qu'il n'avait rien vu de pareil '.
L'Église romaine n'aurait même pas eu besoin de cette symbolique mise en scène pour frapper l'esprit de ses fidèles. Tout le mystère, tout le drame de la passion du Sauveur était dans les répons de son office. Toute la pitié de la victime résignée el pardonnante :