‹ Histoire du bréviaire romain (volume 2)Chapitre 74 sur 190 · A.nt. àaBenedielui · texte numérisé non relu

A.nt. àaBenedielui

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du trAne pontifical, et éclairaient le lecteur. Et les leçons commençaient, sans aucune annonce ni bénédiction : K In principio creavit Deua coelum et terrant, n etc. Chaque leçon était lue d'abord en grec, puis en latin. Elle était suivie de VOremui, du Pîectamus genua et de l'oraison. Chaque trois leçons, un répons, exécuté d'abord en grec, puis en latin. Au total, six fois deux leçons ; b Sea: leetiones ab antiquis romanis graece et latine legebantar, a dit Amalaire. Qu'était-ce que cet office, sinon un office nocturne diminué de sa psalmodie? en d'autres termes, moins les psaumes, une vigile sur le patron des vigiles du iv* siècle ? A cet office vigilial s'ajoutait le baptême des catéchumènes, qui se célébrait dans le baptistère du Latran, tandis que dans la basilique le peuple et la Scola cantorum chantaient les litanies, répétant jusqu'à quinze fois les mêmes invocations ; pois, qu'arrivé enfin à VAgnus Dei de cette longue litanie, le maître de la Scola disait « Accendite » ; et que toute la basilique s'illuminait pour la rentrée processionnelle du cortège pontifical ramenant les nouveaux baptisés. Et la messe, la première messe de Pâques, commençait au cbant triomphal du Gloria in excelsis et de l'alleluia. On devait être à ce moment fort au delà de minuit.

Il semblerait donc que cette liturgie de la nuit pascale, qui n'était que l'antique vigile, dût dispenser de l'office nocturne canonique : il n'en était rien, mais, comme à Jérusalem du temps de sainte Silvia, à la suite de la vigile l'office nocturne quotidien maintenait sa place. Dans la nuit même de la Résurrection, dit Vordo de Saint-Amand, on se lève après le chant des coqs ; on arrive à l'Église, et, après une prière, on s'embrasse en silence. Puis commence l'office n

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Deus in adiutorium, l'invitatoire allelulalisé, trois psaumes alléluiatîsés, le verset.. . ' , trois leçons et leurs répons. Puis laudes alléluiatisées. Cet ofBce nocturne canonique était, on le voit, un office de trois psaumes, trois leçons, trois répons. La raison de cette brièveté était que, commençant « pose gallorum cantum », et non plus « média nocte n, il eût été impossible de lui donner l'ampleur de l'office de NoEl à neuf psaumes, neuf leçons, neuf répons. Toute l'octave de Pâques, on répéterait ce même nocturne de trois psaumes et trots leçons, d'après cette règle que l'office de l'octave devait être la réplique de l'office de la fête. Et voîlà comment s'était introduit cet office pascal, le plus abrégé de tous, qui devait tant de fois depuis être exploité comme un prétendu modèle par des clercs de peu de zèle, ignorant ou feignant d'ignorer que cet office de trois psaumes n'était si court, que parce qu'il était le horsd'œuvre du long ofQce liturgique de la vigile pascale '. L'octave de Pâques, ou, comme on disait alors, les sept dies baptismales, amenaient avec eux un office exceptionnel. On a vu que les ordines romani, qui nous fournissent de si minutieux renseignements sur la liturgie des trois derniers jours de la semaine sainte et sur celle de Pâques, non seulement ne mentionnent point les trois heures de tierce, sexte et no ne, mais ne disent rien des vêpres : point de vêpres publiques prévues pour le jeudi saint ni le vendredi saint, aucune sorte de vêpres pour le samedi saint ^. Nos ordines

1. Ici eacore l'ordo de Saint-Amund insère une oraisoD : a ... et orattonpin dut presbyter. »

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