Amular., De eccl. off.. I
3. Les ordiiiet purement romains, celui d'EinsIedelo el celui d« Saint-Amand, ne font aucune allusion i l'office diome. Par contre
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OFFICE aOHAIN DU TEMPS DE CHABLENAGNE 11/
étaient en cela fidèles à l'ancien usage romain, qui ne tenait point vêpres pour un office canonique, maïs pour un office de surérogation monastique. Par contre, ces mêmes ordinea prescrivent des vêpres pour chacun des dies baptismales. La chose serait pour nous surprendre, si ces vêpres pascales étaient un office analogue aux vêpres que nous avons rencontrées dans le commun et dans le propre du temps. Mais il n'en est rien, et ces vêpres pascales ont avec les vêpres de l'office canonique le nom seul de commun, ce qui est une preuve nouvelle que l'on avait entendu à Rome par le mot de vêpres un tout autre exercice que l'exercice bénédictin et gallican désigné sous ce même mot. — Le soir de Pâques, par exemple, oii l'office stational se célébrait à Saint-Pierre, le clergé arrivait pour vêpres procesionnellement, vêtu de ses ornements de soie , précédé de la croix et de l'encens, et venait se ranger dans le presbyterium , autour de l'autel majeur. Le Kyrie eleison ouvrait l'office ; puis la scola exécutait le Dij:ii dominas, et, à la suite, le Confitebor et le Beatus fir, soit trois psaumes alléluïalisés. Entre le second et le troisième de ces psaumes, se plaçait un groupe de versets : Dominus regnaeit décore induit. .. ParaCa sedes
Vordo romanut !<•• de Mabillon, qui repr^icnte pour la liturgie pascale l'usage ropiain tel qu'il s'obserre ailleurs qu'à Rome (Ducheane, Origines, p. 141], fait mention de l'arBce diurne. Le jeudi saint : n Ipsa vero die omne diumale orficium insimul csDunt. » Le vendredi saint : « Vesperem dicit unusquisque privatim. n Le samedi saint ; rien. Habillon, Mutaeum italieum, t. II, p. 19 et Buiv, L'antiphonoire de Saint-Pierre, qui témoigne du vieil usage romain tel qu'il subsistait encore au xit* siècle, donne cette rubrique : « Primam, tertiam, seitam et nonam usque ad pascba ■ecreto dicîmus; «imilit«r vesperum parascevenu (Tomroasi, l. IV, P-90J-
DigilicJbïGoO^lc
ma ex tune... Elevaverunt flumina Domine..., autant d'allusions à la résurrection et au triomphe du Christ. La psalmodie terminée, un long chant de l'alleluia exécuté par la scola, « cam mélodies simul cum infantibus B dit Vordo de Saint-Amand. Enûn, le Magnificat antiphoné, et, pour terminer, une oraison. Voilà un programme extraordinaire de vêpres. Et ce n'en est encore qu'une partie, La procession, en effet, reprend sa marche, et le clergé, quittant le presbyterium, c'est-ù-dire l'abside de la basilique, vient se ranger en avant de l'arc triomphal, à l'entrée de la nef, au pied de la grande croix sus|Jendue à l'arc dans l'ase de la nef. Là s'exécute un psaume alléluiatisè, la Laudate pueri, puis pour la seconde fois le Magnificat antiphoné, et, pour la seconde fois aussi, une oraison. Il reste une ' troisième station vespérale. La procession se dirige maintenant vers les fonts baptismaux, et là se chante un cinquième psaume, \'In exitu alléluiatisè ; puis, une troisième fois, le Magnificat antiphoné et une oraison. Ce sont les rubriques d'Amalaire'. L'ordo de Saint- Amand, qui représente une liturgie plus ancienne, fait chanter devant les fonts un long verset grec. Au total, nous sommes, avec ces vêpres pascales, bien loin des vêpres canoniques : sans doute les vêpres pascales comptent cinq psaumes, et de ceux que l'ofUce canonique réserve à ses vêpres ; mais ces trois stations, r.es trois Magnificat, ces versets latins et grecs, tout cela est d'une liturgie romaine sensiblement plus ancienne, et d'un temps où les vêpres canoniques étaient sûrement inconnues à Rome.
Au dimanche in atbis deposilis, l'exceptionnel office