TEMPS DE CHARLEMAGNE
de Pâques et des dies baptismales faisait place i l'office ordinaire des dimanches et des fériés; le temps pascal n'avait plus h lui en propre que ses antiennes et ses répons. La fête le l'Ascension de Notre- Seigneur se célébrait quarante jours après Pâques ; elle était, comme Noël et l'Epiphanie, une fête de neuf psaumes, neuf leçons, avec ses antiennes et ses répons propres. Mais, cinquante jours après Pâques, la Pentecôte ramenait l'ofSce de trois psaumes, trois leçons. La Pentecôte, en effet, Pascha Penlecoaten, comme l'appelle l'antiphonaire de Saint-Pierre, avait comme Pâques sa vigile liturgique de six fois deux leçons en grec et en latin, avec leurs répons, et les oraisons qui les accompagnaient; et cette vigile liturgique, comme celle de Pâques, était suivie du baptême des catéchumènes : « In vigilia Peniecoste sicut in sabbato sancto iia agendam est, r, dit l'ordo de Saint- Amand. L'office canonique devait donc être pareil à celui de Pâques, et cet office abrégé se répéter durant toute l'octave de la Pentecôte. II semble cependant qu'on ait hésité quelque temps i assimiler ainsi quant à l'office PSques et la Pentecôte : l'antiphonaire de Saint-Pierre atteste que l'office de la Pentecôte et de son octave était bien de trois psaumes, trois leçons; mais Amalaire au contraire donne au dimanche de la Pentecôte un office de dix-huit psaumes, neuf leçons, c'est-i-dire l'office dominical ordinaire, et à l'octave un office de dou^e psaumes, trois leçons, c'est-à-dire l'office férial ' . Ce serait une preuve de plus du caractère absolument exceptionnel de l'office pascal.
Nous sommes arrivés au terme du cycle des fêtes du temps, puisque la fête de la Trinité est une fête bien