‹ Histoire du bréviaire romain (volume 2)Chapitre 78 sur 190 · FHcdberg, t. 1, p. 1M · texte numérisé non relu

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DigilicJbïGoO^lc

OFFICE ROMAIN DU TBHPS DE CHARLEMAGNK 121

1' A Paacka ad aequinoctium III lectiones;

2" Ab aequinoctio ad Paaclia IV lectiones;

3" Dominico tempore... IX lectiones.

En d'autres termes, la fixation de l'office canonique du temps que nous venons de décrire datait du vii'-viii' siècle. A ces deux siècles, âge d'or de la liturgie romaine cantilènée, revenait la création de l'admirable office dont nous venons d'analyser bien imparfaitement les harmonieuses beautés.

On a vu au chapitre précédent comment aux environs de 750 l'office des saints du sanctoral, maintenu jusqu'ùlors en dehors de l'ofGce quotidien des basiliques urbaines, et fidèle en cela à sa tradition d'office cimétérial, s'était fait sa place dans l'office des basiliques. Cette place devait être d'abord petite, à côté du grand office quotidien. Loin de se substituer à l'office dominical ou férial, l'office sanctoral s'y ajoutait : on exécutait l'office du temps, et, en outre, l'office du saint, de même qu'aujourd'hui nous ajouterions à l'office du jour l'office des morts. L'office sanctoral, tard reçu dans la liturgie des grandes basiliques urbaines, devait y constituer un office supplémentaire, adventice. Mais il se fondit vite dans le grand ofQce quotidien. A l'époque d'Amalaire, la fusion était faite.

On distinguait dès lors deux degrés dans les offices de saints. Il y avait les fêtes mineures et les fêtes majeures [minores et maiorea fesli) : ce sont les termes mêmes de l'ordo de la Vallicellane'. L'Anonyme de

DglzMbyGOOgle

122 HISTOIRE DU BRéVIAlRB

Gerberl parle seulement de « aancd principales », par opposition à d'autres qni ne le sont pas : ce qai revient à la même rubrique.

Les fêtes mineures correspondaient à nos fêtes simples d'aujourd'hui : l'office férial à peine modifié. Ainsi, aux vêpres, qui étaient de la férié, le verset et l'antienne du Magnificat étaient seuls du saint. Au nocturne, les psaumes el les répons étaient de la férié, mais l'antienne de l'invilatoire, le verset et les trois leçons étaient du saint. A laudes comme aux vêpres tout était de la fé^ie, sauf le verset et l'antienne du Benedicius qui étaient du saint. N'était donc que les leçons sanctorales évinçaient les leçons de l'Ecriture occurrente, on pourrait dire que la fête mineure était peu de chose de plus qu'une mémoire et ne faisait point tort à l'office férial'.

En principe, les fêtes majeures n'évinçaient pas davantage l'office férial, mais le principe ne subsista pas longtemps. Dès la seconde moitié du viii' siècle, nous constatons que les vêpres ne soi^t plus de la férié, mais du saint : cinq psaumes [psalmi dominicales) et les antiennes sanctorales [antiphonae de sanctis). Ainsi pareillement à laudes. Au nocturne toutefois, l'office fériut défendit mieux son droit de possession séculaire.

Le saint n'eut d'abord qu'un nocturne supplémentaire et distinct du nocturne fériul ; ce nocturne s'exécutait au préalable, soit peu après les vêpres. Une transformation de seconde venue consista à rendre facultatif le

aieurs importanles rubriques. Mais ce n'est point an ordo romain pur ; c'est l'adoptatioD de Vordo ou capitulare romain aux coutumes d'une igfiati cathédrale inconnue. 11 est possible qu'il ait iH rédigé i l'extrime lin du vin* siècle.

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