OFFICE ROMAIN DV TEMPS DE CHABLBHA6NR
liens, étaient des anniversaires de dédicace de basiliques urbaines, et remontaient pour Rome au vi° siècle au plus tôt'.
Nous avons vérifié le principe qui, antérieurement au milieu du viii* siècle, ne permettait pas à une fête de saint de n'être point localisée dans une basilique déterminée, soit cimétériale, soit urbaine. Plus tard, lorsque ce principe aura cessé de dominer la liturgie sanctorale, mais seulement alors, apparaîtront les fêtes sans attache monumentale. Les grands souvenirs monastiques provoqueront l'institution de fêles comme celles de saint Benoit, de saint Maur, de saint Antoine, de saint Sabas, de sainte Scolastique ; la littérature légendaire créera les fêtes de saint Nicolas, de sainte Barbe, de suinte Catherine, de saint Eustache, de saint Maurice, de sainte Christine, de saint Christophe, de saint Alexis.,.; l'admiration et la reconnaissance littéraires, celles de saint Justin, de saint Paulin, de saint Jean Chrysostome, de saint Jérôme, de saint Ambroise... Autant de créations fondées en raison. Mais combien juste le sentiment qui avait voulu que le canon de la messe fût intangible, et qu'immuable fût le nombre des saints que le prêtre y invoquerait f
De toutes ces fêtes du calendrier romain, on voudrait pouvoir dire quelles étaient celles qui étaient majeures, qu'elles étaient celles qui étaient mineures : j'abandonne cette recherche à de plus habiles. Un petit nombre de fêtes avaient une octave'.
L'ofSce sanctoral, entendez l'office des fêtes majeures, était congu sur le modèle de l'olTice de Noël, de l'Epi-
1, Duchesne, Originel, p. 266.