Ordo Vallicellan., ap. Tommasi, t. IV, p
différentes. Ainsi s'explique la physionomie sensiblement originale de chacun.
L'office des saints Pierre et Paul appartenait à la basilique de Saint-Pierre. Ici point de trace de textes légendaires : les leçons étaient empruntées aux actes des apôtres et aux Pères les plus classiques, saint Augustin , saint Léon, saint Jérôme *. Les antiennes et les répons étaient des centons scripturaires : Si diligis me Si/non Petre, — Domine, si tu es, jubé me venire, — Tu es Petrus et super liane petram, — Beatus es Simon Petre, etc., — ou s'inspiraient de très près de l'Ecriture : Tu es pastor opium, princeps apostolorum : tibi tradidit omnia régna mundi, etc. Au choix sévère du texte de cette littérature liturgique, on reconnaît l'école à qui nous devons le texte du responsoral du temps. Il n'y avait qu'un répons de l'office du 29 juin qui ne fût point biblique, et il est comme la marque même de la basilique vaticane pour laquelle il avait été composé : c'est le répons Qui regni claves, qui reproduisait le texte de l'inscription métrique gravée, par le pape Simplicius 468-48 au dessus de l'entrée de la basilique2 :
Qui regni claves et curam tradit ovilis, qui cocli terraeque Petro conimisit habenas, ut reserct clausis, ut soh'at vincla ligatis. Simplicio nunc ipse dédit sucra jura tener praesule quo cultus venerandae cresceret aulae.
Ce même répons Qui regni claves... et soh'at vincla ligatis avait pour verset un beau distique :