‹ Histoire du Bréviaire romain (volume 3)Chapitre 113 sur 223 · Benedict · texte numérisé non relu

Benedict

3. Sur ce mut. voy. Manillon, Musaeum italicum., t. I, p. 137.

l'office moderne et les bréviaires 149

exécute aussitôt l'invitatoire, puis les trois psaumes du premier nocturne et leurs antiennes. Les chanoines delà basilique lisent les leçons et chantent les répons de ce premier nocturne. Au second et au troisième nocturne, les leçons sont dites, la quatrième par les scriniarii, la cinquième par le premier des cardinauxévêques, la sixième par le premier des cardinauxprêtres, la septième par le premier des cardinaux diacres, la huitième par le premier des sous-diacres, la neuvième par le pape en personne. Deux cierges sont posés sur le pupitre. Chaque lecteur, à son tour, prononce aussi le Jubé domne ùe/iedicerc, et le pape bénit. Le pape, à sou tour, prononce aussi le Jubé domne benedîcere, mais personne ne le bénit, « si ce n'est le Saint-Esprit » : et les assistants, après une courte pause, répondent Amen. A 1 issue du neuvième répons, le Te Deum est exécuté par la Scola. Immédiatement à la suite, les laudes, psaumes et antiennes chantés par la Scola. Puis le verset. Puis le Benedictus et ses antiennes. Quand il est achevé, L'évêque assistant ouvre le sacramentaire devant le pape, qui y lit l'oraison, et l'office se termine comme ci-dessus. Apres quoi, dit Cencius, « Dorhinus papa intrat lectum, » le saint père va se reposer ainsi que toute la curie, pour revenir au matin célébrer la messe solennelle '.

Tel est le cérémonial d'une statio nocturnalis comme celle qui se célèbre à la fête de saint Pierre. Ces longues et solennelles vigiles nocturnes, ne vont pas sans illuminations. Pierre Mallius, qui était comme Benoît, chanoine de Saint-Pierre, nous apprend que les jours de -tations, il y a deux cent cinquante lampes allumées

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