‹ Histoire du Bréviaire romain (volume 3)Chapitre 12 sur 223 · Euseb., //. E., II · texte numérisé non relu

Euseb., //. E., II

Quand les deux leçons étaient achevées, l'assemblée, assise jusque-là, s'agenouillait pour remercier Dieu silencieusement. Puis, tout le monde debout, le président de l'office prononçait à haute voix une oraison •..

Dans les Eglises syriennes de la première moitié du ive siècle, l'office des vigiles avait une physionomie où se reconnaissent aisément les mêmes traits qu'en Egypte, malgré quelques différences importantes. La vigile se composait, non plus comme en Egypte de deux offices égaux, le vespéral et le nocturne, mais de trois offices inégaux, le vespéral, le nocturne et le matinal. Le soir, l'évêque réunissait ses fidèles à l'église; les psaumes de vêpres ou epiluchnicon une fois dits, le diacre prononçait la prière pour les catéchumènes, pour les énergumènes, pour les pénitents. Puis, les ayant congédiés, il disait : Xous qui sommes les fidèles, prions. Et l'assemblée, debout, silencieuse, demandait à Dieu une nuit tranquille et sans péché. L'évèque se levait à son tour, prononçait une oraison et bénissait les fidèles. Après quoi le diacre donnait congé à l'assistance. Même finale à l'office nocturne2. L'office nocturne était ce qu'il était en Egypte : lever au milieu de la nuit, psalmodie d'un nombre donné de psaumes, chaque trois ji^iumes séparés par un alléluia, après chaque psaume une prière, enfin les leçons. Mais, sitôt que le soleil paraissait, on exécutait un office composé, comme désormais l'office vespéral, de psaumes invariables, les psaumes de l'aurore (ôoOptvol , le Deus deus meus ad te de luce vigilo, le Benediciie, le Gloria in excelsis*... Au nocturne s'ajoutait ainsi une psalmodie matinale coor-

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