‹ Histoire du Bréviaire romain (volume 3)Chapitre 124 sur 223 · Baeumer, Katholik, 1890, t. II, p · texte numérisé non relu

Baeumer, Katholik, 1890, t. II, p

Ce fut un des points de la réforme de Cluny, au xie siècle, d'essayer de rétablir les longues leçons tombées désormais en désuétude : de faire, par exemple, de l'épître aux Romains la matière de six leçons, ou de lire toute la Genèse au chœur en une semaine. Il fallait que la leçon fût assez longue pour permettre au frère, qui, une lanterne à la main, allait s'assurer si personne ne dormait dans l'église, lui permettre de faire tout le tour du chœur et des bas cotés. Mais cette coutume de Cluny était tenue pour singulière et exagérée : « Audio lectiones vestras in hieme et in privatis noctibus multuni esse proliras ' ... » La coutume contraire était générale, et Jean Beleth lui donne l'autorité d'une règle quand il dit qu il faut abréger même les passions des martyrs2. L'office moderne s'était restreint dans son lectionnaire. Il s'était au contraire développé dans son calendrier.

Il était naturel que l'ancien office romain, introduit en France avec son propre du temps et son propre des saints, s'ouvrît à des fêtes locales nouvelles. Amalaire l'avait entendu ainsi, et tous les liturgistes, soit séculie - . soit réguliers, avec lui 3. On eut donc des fêtes de - ints locaux, comme saint Maurice, saint Rémi, saint Boniface, saint Médard... Mais oneutaussi des lètes de saints d'un intérêt plus général. Ainsi la fête de l'immaculée conception de Marie, une fête d'origine anglaise, dont la plus ancienne attestation est du second quart du xie siècle, et se rattache à l'abbaye bénédictine de

intorbéry '. Ainsi la fête de la Trinité, établie pour la première lois à Liège, sous l'évêque Ktienne (903-

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