‹ Histoire du Bréviaire romain (volume 3)Chapitre 125 sur 223 · Baeumer, Kalholik, 1890, t. II. p · texte numérisé non relu

Baeumer, Kalholik, 1890, t. II. p

l'office moderne et lfs bréviaires 163

920), et, chose curieuse, réprouvée longtemps par le Saint-Siège : on prête au pape Alexandre II (1061- 1073) ce propos significatif : interrogé sur le point desavoir si l'on devait fêter la sainte Trinité, il aurait ' répondu qu'il n'en voyait pas plus la raison que de fêter l'Unité4. Ainsi la fête de la Transfiguration de Notre-Seigneur, attestée pour la première fois en Espagne au ixe siècle, adoptée et propagée par Cluny. le texte de l'office étant l'œuvre, dit-on2, d'un abbé de Cluny, Pierre le Vénérable (y 1157).

Il y a une troisième caractéristique, la plus importante. Jean Beleth, si fidèle qu'il veuille être à l'usage romain, est obligé de concéder à l'usage ultramontain l'introduction des hymnes dans l'office canonique. Il le fait de mauvaise grâce. « A vêpres, dit-il, les cinq psaumes une fois chantés, on dit une leçon brève sans Jubé et sans Ta autem; c'est le capitule. A la suite du capitule se place un répons. » — A Rome, du temps d'Amalaire et plus tard, le capitule de vêpres n'avait pa> de répons. — « Et au lieu du répons, on dit aussi une hymne. Après quoi, le verset, l'antienne et le Magnificat, Mais la plupart du temps le Magnificat, qui est l'hymne de la bienheureuse vierge Marie, lient lieu d'hymne, et l'on n'en chante pas d'autre : Magnifient loco hymni po/iitur, ut praeterea nullus alius canatur* ». Ainsi, Jean Beleth, vers 1165, témoigne que les hymnes ont forcé rentrée de l'office canonique des séculiers, encore qu'il se flatte que cet emprunt fait à la liturgie monastique n'ait pas l'autorité d'une règle imprescriptible.

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