Mansi, t. IX. p
plectendi qui hymnos reicere fuerint ausi*. » C'est dire qu'au vne siècle, les hymnes avaient cause gagnée en Gaule et en Espagne : elles ne disparurent de l'ancien office gallican qu'avec cet office lui-même, au temps de Charlemagne, sous l'influence de la liturgie romaine.
L'Église romaine, en effet, s'en était fermement tenue à la discipline du concile de Braga, à l'ancienne discipline : « Nil poetice compositum in ecclesin psallatur, sicut et sanctipraecipiunt canones-. » Et, sur ce point, l'Eglise romaine fut inflexible jusqu'à la fin du xne siècle : le chanoine Benoît et Cencius, non plus qu'Amalaire ni le Micrologies, ne mentionnent d'hymnes dans l'office romain. L'antiphonaire de Saint-Pierre, au xne siècle, indique le Te lucis ante terminum comme étant chanté à complies. De même, il indique le Nunc sancte nobis spiritus comme appartenant à tierce. Mais, au moins pour ce dernier, la rubrique est décisive : « In c/ioro hune hymnum non dicimus, sed in aliis oratoriis decantamus*. » L'antiphonaire de Saint-Pierre n'a pas d'autre mention d'hymnes.
Cependant lhymnaire bénédictin s'était développé et constitue ;. Au xi siècle, il comportait une hymne invariable à chacune des petites heures : le Jam lucis orlo sidère à prime; le Nunc sancte nobis spiritus, à tierce; le Hector potens verax Deus, à sexte ; le Renan